Voilà comment cela discute sur sympto, le back office!

7e P, à titre d’info, car elle ne reçoit donc plus de conseils par la messagerie!
Bonne reprise
Harri

Bonsoir Pryska

Ce n’est pas une histoire de logique mais une histoire de sympto! Une manière de ne pas brader des conseils à l’une pendant 9 P et lui offrir en prime une M! C’est trop généreux. C’est lune des raisons.
>>>>> OK!

Après, il faut faire le point après 6 mois et clarifier ce qu’elle veut.
>>>>>> EFFECTIVEMENT, ce point n’était pas clair pour moi, merci d’avoir clarifié! je vais voir comment exprimer cela sur le blog, mais c’est pas simple. je verrais cela courant janvier.

C’est important: est-ce qu’elle mérite l’attestation ou pas? On ne joue pas encore assez là-dessus mais avec mon rapport à Swissmedic, le processus d’apprentissage devient de plus en plus important. Il faut donc le structurer pour pouvoir le qualifier. Ce message n’est pas encore passé!

Si elle veut les deux, M et suivi, il faut qu’elle paie la M tout de suite (déduction faite de la 7e P) ou en tout cas un acompte, par ex., 120 CHF,(270 = 9 P + 120 =390 au total) avant de régler ses dernières 2 P! Lui dire que tu la suis jusqu’à la 9e P et après, si elle veut que tu restes à sa disposition, lui proposer de payer les 120 CHF, cela ne va pas, elle ne va pas le faire, car il faut un engagement pour le suivi illimité (donc 120 tout de suite), c’est donc une sorte de M+ à la fin! La P+ et la M donnent en effet une M+ (+ = suivi). Cela se tient.

>>>>> WAIT, j’en encore du mal à bien comprendre là : si je te suis, pour qu’une femme bénéficie de conseils pendant 9P par exemple (le temps pour certaine d’avoir un cycle qui revient à la normale si il y a eu 20 ans de pilule), elle n’aura pas de version premium ensuite. Pour avoir cette version premium, un nouvel apport de 120 ch sera donc nécessaire. OK ? Mais comme elle aura payé 9 P+120 (390ch), l’équivalent de la P+&M, aura-t-elle donc le suivi illimité? et quelle sera la part de la conseillère au final? Pas évident pour moi encore!

Oui la fondation doit récupérer l’intégralité des P (6),7, 8, et 9, mais si la conseillère veut répondre occasionnellement, par amitié et/ parce qu’elle a eu une consultation payante avec la cliente, je n’ai rien contre, mais il faut que ce soit win win.

Il me semble que cela nécessite une clarification sur le blog!

On a eu des sacrés emmerdes avec Google play qui nous a suspendu la sympto PLUS à cause de nos textes qu’ils qualifiaient de spam (répétitions de mots clés): mais ce qui est grave, c’est qu’ils sont incapables de te dire exactement ce qui ne va pas, ils sont un peu comme nous si nous renvoyions nos clientes trop vite et trop souvent sur le manuel. Chez eux: regardez-ci, lisez-ça et ce sont de sacrées tartines. Il y a une sorte de Google Diktat qui leur permet de supprimer n’importe quelle application sans avertir les constructeurs (« vous avez bien signé cette clause… » voilà ce qu’on signe sans le lire)! Cela mérite d’être dit: ensuite toujours et encore il faut rappeler aux femmes de faire des ratings positifs sur nous: sympto free sur le AppStore c’est facile à trouver, mais la sympto PLUS est souvent confondue avec la sympto vieil andro qui a un meilleure rating que la sympto PLUS. Et cela m’énerve! On dépend entièrement de la bêtise des femme qui nous démontent. Il y en a qui le font naïvement, mais d’autres qui soutiennent kindara etc. veulent clairement nous nuire. Je vais lancer des plaintes auprès de Google (ils m’ont donné le lien) à propos de toutes les apps qui se disent symptothermiques et qui ne le sont pas. Ce sera donc la guerre sur ces 2 stores dès 2016. Il faut que les autres apps se positionnent clairement (comme les médecins suisses).

On va aussi remplacer la Pill Kills par la sympto Easy sur google play: les prochains qui viendront se plaindre, j’espère, se seront les pharma; il ne faut pas leur faciliter la démarche. Faire comprendre que la sympto sera, sous réserve, un dispositif médical le jour où les médecins viennent se former chez nous, n’est pas si facile, j’en conviens.

En janvier, après la nouvelle mise à jour de la sympto PLUS (enfin), nous commencerons aussi à enlever les failles dans le système, processus délicat mais essentiel pour la survie de sympto.org. Une fois que les failles seront colmatées, on pourra faire un Open source, pas avant!

Je suis de très près AVA à Zürich, cette prof Leeners va s’en ramasser une si elle prétend pouvoir faire une contraception naturelle avec ce bracelet. C’est là qu’on voit que les médecins sont toujours dans un paradigme de calendrier.

>>>> J’ai bien lu tout cela. Merci de ces infos.

Bonne semaine et à tout bientôt
Harri

Lettre au Conseiller Fédéral Alain Berset du 14 décembre 2015

Cette lettre n’est pas encore publique, elle accuse Swissmedic pour son amateurisme et critique la responsable de la gynécologie suisse qui a mis pleines de bêtises sur la sympto dans son site (voir notre analyse).

C’en est fini avec nos tentatives de faire envie aux médecins de prendre connaissance de la sympto et de la recommander. C’est peine perdu. Toutes les organisations NFP l’ont essayé durant ces 40 dernières années. Mais les médecins font la sourde oreille. Nous avons choisi une approche musclée: dans notre rapport à Swissmedic et notre plainte auprès du conseiller fédéral Berset, nous exigeons que le corps médical suisse prenne enfin position par rapport au statut de la symptothermie. Soit il s’abstient de se positionner: alors ne la mentionnera plus du tout et ils seront obligés d’effacer leur conneries sur leurs sites. Ou alors ils reconnaissent qu’il a pêché par ignorance et qu’ils nous fassent une place, mais pas sans s’être correctement formé auprès de nous et pas sans avoir enlevé leur conneries sur leurs sites.

Comme Swissmedic veut quelque chose de nous, à savoir faire enregistrer la sympto comme un dispositif médical (10’000 – 20’000, sans compter les rappels annuels coûteux) – ce que nous contestons, ils sont bien obligés de lire notre rapport sérieusement, y compris le corps médical qui en a reçu une copie.

sympto: Didacticiel ou dispositif médical?

Prise de position par rapport au préavis (2e version) du 30 octobre de Swissmedic à l’endroit de la Fondation ST

Le logiciel sympto est-il un dispositif médical ou un didacticiel ?

1. Clarifications au sujet de la symptothermie (méthode symptothermique) et son rôle auprès de la population.

2. Etudes scientifiques sur les applications symptothermiques

3. Confusion terminologique et consentement éclairé

4. Le statut et la nature de la contraception médicale n’est pas le même que celui de la régulation naturelle des naissances

5. La symptothermie est avant tout une phénoménologie de la perception

6. La compliance de la patiente

7. Le didacticiel sympto ne rentre pas dans une catégorie de produits connus

8. Comment ce didacticiel fonctionne-t-il ?

9. Est-ce que sympto établit un diagnostic médical lors du désir d’enfant?

10. Est-ce que le didacticiel sympto est-il un outil à des fins thérapeutiques ?

11. Qu’en est-il de la sécurité contraceptive de la symptothermie ?

12. Formation à la symptothermie

13. Réseau universel de sympto

14. Aspect spirituel de la symptothermie

15 Avenir de la symptothermie

Conséquences et conclusions

Epilogue

Le logiciel sympto est-il un dispositif médical ou un didacticiel ?

En date du 30 octobre 2015, Swissmedic nous a transmis un préavis arguant que le logiciel sympto est un dispositif médical de la classe I selon les lois citées. Nous montrerons par une fin de non recevoir de ce préavis que cette classification ne peut avoir lieu étant donné qu’il s’agit d’un didacticiel.

Swissmedic décrit la démarche de sympto en ces termes :

« Le logiciel « sympto » calcule pour chaque femme une fenêtre de fertilité dans son cyclogramme, après que l’utilisatrice a renseigné des données personnelles sur sa température corporelle et sa glaire cervicale. Il pose donc des diagnostics relatifs à la fertilité d’une femme donnée et par conséquent un dispositif médical « (p. 2)

A première vue, cette vision semble cohérente ; pour l’analyser et la rejeter, nous devons rappeler le contexte de la symptothermie moderne telle qu’on la trouve sur sympto.org.

1. Clarifications au sujet de la symptothermie (méthode symptothermique) et son rôle auprès de la population.

La Fondation SymptoTherm fut fondée au printemps 2001. Elle est sous l’égide de la Confédération:

La Fondation SymptoTherm a pour but le soutien et le développement de projets favorisant la conscientisation et l’autogestion de la santé, notamment par toutes actions ayant une dimension sociétale, en particulier dans le cadre de la meilleure connaissance du cycle féminin, de l’applicabilité et de la promotion de la méthode sympto-thermique de régulation des naissances, dans la meilleure connaissance des processus physiologiques du jeûne prolongé, dans la promotion du jeûne holistique (Heilfasten), etc.

Suivant fidèlement son objectif, le fondateur, en 2002, a investi une somme considérable pour moderniser la symptothermie par l’indicateur de fertilité Bioself, créé en 1990 par une société genevoise. Ce thermomètre qui incorporait un petit logiciel pour interpréter les prises de température (« thermique »), fut proposé par la Fondation ST aux femmes en combinaison avec les autres observations de la femme (« sympto « ). Le logiciel du Bioself avait été soumis à une seule étude clinique au Canada mais il avait ensuite été régulièrement contrôlé par le FDA américain et le CE (société Emergo) européen au niveau de sa qualité. Ces contrôles visaient uniquement la chaîne de production et son système de vente.

L’appareil Bioself n’était pas soumis au contrôle de qualité parce qu’il interprétait (uniquement) la montée de la température basale selon un algorithme secret (sans aucune référence à une école symptothermique reconnue), mais parce qu’il contenait une sonde qui devait être introduite dans un orifice humain pour les prises de températures. C’était un audit régulier et très coûteux qui se résumait à celui fait pour le processus de production d’un thermomètre, audit auquel j’ai assisté personnellement et que j’estimais très cher pour ce que c’était!

A l’époque, nous n’avions jamais eu de contact avec Swissmedic. Or je sais pertinemment que la législation européenne s’était modifiée pour soumettre aussi certains logiciels à une instance d’audit médical du type Emergo, pour autant que ce logiciel puisse être considéré comme un dispositif médical. Pour notre Fondation, la réponse est clairement non : le logiciel sympto n’est pas un dispositif, un « produit » médical, par ailleurs inconnu et non utilisé par les médecins mais un outil didactique, enseigné par une école spécialisée, la Fondation SymptoTherm ainsi que par les conseillères (monitrices) que la Fondation a formées : il est potentiellement utilisable par toutes les femmes au monde en âge fertile et généralement en bonne santé. Lorsque une conseillère sympto détecte une anomalie par rapport au cycle d’une de ses clientes, elle la réfère toujours et immédiatement au corps médical. Mais en règle générale, les problèmes des femmes proviennent d’une consommation excessive, sur dix ans ou plus, de la prise de la pilule contraceptive et nous constatons que les médecins ne s’intéressent pas du tout à ce phénomène. Les conseillères sympto qui suivent leurs clientes du point de vue didactique, prodiguent aussi des conseils dans le domaine de la nutrition et de l’hygiène de vie ; elles se situent clairement dans un contexte paramédical un peu comme les conseillères en lactation mais sans pour autant qu’elles puissent compter sur les médecins qui, faute de connaître la symptothermie – pourtant développée initialement par des médecins – nous ridiculisent et nous ignorent. Par le biais d’une demande en cours auprès de l’Office fédéral de la Santé, nous sommes en train d’attaquer le secrétariat général de la SGGG, gynécologie suisse, pour qu’elle prenne enfin conscience de leur ignorance et pour que, en conséquence, elle cesse de diffuser – publiquement ou dans leurs cabinets – des informations erronées ou biaisées sur la symptothermie.

Bioself était un échec commercial tonitruant, le secrétaire et la présidente de la Fondation ayant perdu dans cet engagement plusieurs 100’000 de CHF en 2005, date à laquelle la Fondation a décidé de tenter sa deuxième chance par le développement d’un didacticiel symptothermique du type cloud contenant des comptes utilisateurs personnels en ligne, combiné avec une application stand-alone sur téléphone portable (du type Nokia), cette dernière étant synchronisée avec le compte mère du cloud. Les App- et autres stores n’existaient pas encore et l’application sympto devait se télécharger directement de notre site sympto.ch. C’était le premier dispositif symptothermique moderne complet au monde, combinant les prises de températures avec l’observation de la glaire cervicale selon les meilleures règles de la symptothermie classique INER (Rötzer), nfp-sensiplan (Allemagne) et NWFS (Oregon, USA).

Au terme d’une phase test qui a duré deux ans, en 2008, fut créé sympto2, la version actuelle du didacticiel, opérationnelle dès 2009 et proposant aussi une appli non standalone sur le AppStore. Dès 2009 nous y avons trouvé une pléthore d’applications mensongères portant sur la fertilité féminine, applications qui « réchauffent » les vieilles méthodes du calendrier par la « magic and science at work » (Glow) et qui miroitent des pronostics bidon tels que le jour de l’ovulation ou le début des prochaines règles (« Anna is ovulating tomorrow » ou « 25% risk of pregnancy »). On peut grouper ces applications en plusieurs catégories :

1) ne proposant que le cyclogramme électronique à remplir, sans aucune interprétation. L’appli ne fait que remplacer le cylogramme en papier. Ex. : kindara.com, infp.de;
2) proposant des pronostics (impossibles, donc mensongers), se cachant même sous l’appellation symptothermique, comme ovuview : il y en a environ une 100e qui pratiquent cette désinformation ahurissante à l’échelle planétaire comme Glow, Clue, etc.;
3) les applications interprétant seulement les températures comme le faisait le Bioself en son temps, ex. : Natural Cycles, Avawoman.com (les deux derniers sont basées à Zürich)

et

4) les applications proprement symptothermiques, interprétant la subtile combinaison entre les observations de la glaire cervicale (« élixir » dans le jargon de la Fondation) et les prises de températures selon les règles symptothermiques classiques. Exemple : LadyCycle.com, mynfp.de, cycleProGo.com, Lily.com et sympto.org. Un critère de distinction est capital : la possibilité ou non dont la femme doit disposer pour modifier ses propres observations après coup, donc celle de pouvoir ajuster ou corriger des données passées. Cette possibilité est capitale pour qu’un logiciel puisse s’ériger en didacticiel symptothermique ; elle est généralement respectée dans les exemples 4) cités. Un dispositif rigide qui ne permet pas les modifications du passé est clairement un produit médical ce qui est définitivement le cas des exemples des types 2 et 3.

Contrairement au logiciel du Bioself et à d’autres logiciels comparables sur le marché actuellement, le didacticiel de sympto est totalement transparent, reproductible et ne contenant aucun secret de fabrication ou de fonctionnement. Il est par ailleurs présenté sur sympto.org dans un projet Open source car il ne fait rien d’autre que mettre à disposition un savoir connu depuis longtemps que chaque lecteur peut trouver dans les classiques comme Natürlich und sicher (Manuel de nfp-sensiplan, Malteser Arbeitsgruppe), celui du pionnier étant son statut non médical J. Rötzer L’art de vivre sa fertilité : la méthode sympto-thermique (édité chez Herder depuis 30 ans et traduits en 16 langues : Natürliche Empfängnisregelung, die symptothermale Methode- der partnerschaftliche Weg) et A Couple’s Gude to Fertility : The Complete Symptothermal Method (Huniger/Fuller, Northwest Family Services, Orgon), préfacé par le Prof. J. Rötzer.

La nouveauté de notre manuel, La symptothermie complète (en 7 langues), consiste en ce qu’il décrit les détails du fonctionnement du didacticiel sympto, tout en le comparant à d’autres écoles symptothermiques. Le manuel permet une utilisation « à l’ancienne », au crayon et sur un cyclogramme en papier, mais il explique les avantages didactiques et les améliorations de l’approche électronique. La connaissance du manuel La symptothermie complète est présupposée ici pour la compréhension de notre argumentation, ce texte se trouvant sur notre site sympto.org en accès libre. Il n’est donc pas ajouté expressément à ce dossier mais il fait partie intégrante de notre argumentaire.

Une première question se pose : Si le didacticiel sympto était considéré comme un dispositif médical, autant réglementer les manuels symptothermiques ou du moins les cyclogrammes vierges où les femmes notent leurs observations, qui seraient donc à considérer comme des dispositifs médicaux. En effet, ces livres sont des « accessoires » au sens de l’article 1.b et 1.c. 4. de l’Odim. C’est notre tout premier argument à prendre en compte : le passage du manuel d’apprentissage au didacticiel est sans faille. Grâce au seul manuel, le didacticiel pourrait être reproduit. Le didacticiel ne fait que rendre plus convivial l’apprentissage de la méthode. Rien de plus. On peut suggérer dès lors que Swissmedic signale ce problème au Procureur de la Confédération pour interdire la littérature symptothermique dans les librairies.

2. Etudes scientifiques sur les applications symptothermiques

Nous avons effectués deux études scientifiques avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, l’une en 2013, l’autre en 2014, portant sur une comparaison du didacticiel de sympto à d’autres didacticiels du même type, les deux études se trouvant sur notre site sympto.org

http://www.sympto.org/tests_fr.html

Elles sont accessibles publiquement et font aussi partie intégrante de cette prise de position. L’étude complète de 2013 est en français, celle de 2014 en anglais avec chaque fois des résumés dans les autres langues suisses. Il s’agissait de savoir comment ces didacticiels se comportaient avec des cycles faciles, typés, d’une part, et, de l’autre, comment ils géraient des exemples tordus, artificiellement construits (étude de 2013).

Dans l’étude comparative de 2014, nous avons choisis de vrais cycles de notre banque de données sympto. Il s’agissait de femmes que nous ne connaissions pas, qui utilisent donc le système gratuitement sans le service didactique (pour nous essentiel) prodigué par nos conseillères. Nous avons donc choisi des cycles de femmes autodidactes ayant effectué des observations raisonnablement bonnes mais pas parfaites, le système sympto et les autres systèmes analogues ne demandant pas la perfection, le « perfect use » selon J. Trussel (Contraceptive failure in the United States, Contraception 83, 2011, 397 – 404) ni une utilisation « typique » (Trussel). Nous avons donc pris pour base une utilisation autodidacte dont le statut scientifique reste encore à définir. Nous avons ensuite testé les meilleurs didacticiels sur des observations suffisamment concluantes pour jauger la fiabilité contraceptive des didacticiels. A premier abord, on serait donc amené à supposer que cette étude comparative transforme les didacticiels eo ipso en dispositifs médicaux. La réponse est clairement non. Elle ne fait qu’attester la scientificité ou non des didacticiels comparés. Nous reviendrons sur ce point crucial ultérieurement.

Il se trouve qu’à côté du didacticiel mynfp.de, sympto arrive en tête par rapport aux applications de fertilité futiles et péremptoires qui, sans être inquiétées par qui que ce soit, foisonnent actuellement sur les App- et Google play store et qui contribuent à désinformer la gente féminine car propageant de fausses informations sur le cycle féminin et qui sont une véritable plaie dans un siècle dit éclairé. C’est tout le contraire de ce que fait une bonne application didactique : elle montre à la femme comment apprendre à s’observer correctement pour connaître son profile de fertilité. Cette étude de 2014 a été présentée au congrès suisse de gynécologie à Lugano en 2015 et elle fut ensuite publiée dans info@gynäkologie par la SGGG. Elle se trouve dans notre blog.sympto.org et prouve ainsi le sérieux et la scientificité de nos travaux. Pour l’instant, le corps médical ne s’intéresse pas, pour des raisons obscures, à cette étude ni aux études cliniques faites dans ce domaine par d’autres écoles symptothermiques, accessibles aussi sur sympto.org.

Est-ce qu’il s’agit d’assimiler les logiciels qui désinforment les femmes à un dispositif médical et les autres qui favorisent une véritable éducation sexuelle, à un didacticiel ? Nous verrons que la réponse sera très nuancée : certains logiciels – ceux qui désinforment – en effet répondent aux critères du dispositif médical (et ils devraient être proscrits), tandis que ceux qui facilitent aux femmes la gestion de leurs observations, comme mynfp.de, CycleProGo et sympto, ne sont clairement pas des dispositifs médicaux mais des outils didactiques. Il y aurait des applications entre deux, mais ce n’est pas notre propos de faire une analyse de marché détaillée, cette tâche incombe à Swissmedic en vertu de la loi malgré leur refus de s’y atteler sous prétexte de l’article 62, alinéa 1 de la LPth. Néanmoins nous élaborerons des critères permettant de séparer les applications du type produit médical des applications didactiques.

3. Confusion terminologique et consentement éclairé
La loi européenne citée par Swissmedic 93/42/EWG parle en effet des dispositifs médicaux qui sont en mesure de permettre une « maîtrise de la conception » Art. 1, (2a) ou sont « utilisés pour la contraception », règle 14 de l’annexe 9 de la même loi. Or, selon les dernières nouvelles, Swissmedic trouve que cette classification IIb ne concerne plus sympto, mais que sympto reste tout de même dans la classe I. Que faut-il en dire ?
On ne peut pas ignorer que la symptothermie, à la base, permet à la femme de connaître son cycle et d’utiliser ce savoir comme bon lui semble, en dehors de tout contexte médicalisé, à obtenir plusieurs résultats: observation de son cycle (women empowerment), être plus consciente lors d’un désir d’enfant, connaître et ressentir de manière naturelle les jours les plus fertiles, et, finalement, pratiquer une contraception naturelle. Soit ! Mais jamais il n’est question dans les lois citées par Swissmedic de contraception naturelle/écologique ou de régulation naturelle des naissances. Cette précision est capitale si on veut comprendre correctement la symptothermie. Rien que cette confusion mériterait qu’on s’en arrête là et qu’on renvoie dos à dos la demande de Swissmedic. Mais nous poursuivons notre démonstration dans un but d’amener le siècle des Lumières dans un contexte où règne encore le moyen âge obscur. Cette remarque concernant l’expression juridique juste et judicieuse s’applique de manière analogue aux autres lois citées par Swissmedic qui ne mentionnent jamais le terme « régulation naturelle des naissances », terme générique qui couvre à la fois le désir de conception et le désir d’espacer les naissances, aussi appelé « contraception naturelle ». Le terme « contraception écologique » a été préféré par la Fondation pour se faire comprendre par le jeune public et pour signaler qu’il existe une alternative naturelle/écologique par rapport à la contraception tout court, invasive et médicalisée par essence, celles des hormones synthétiques et pouvant comporter toute une série d’effets secondaires graves. Toujours est-il qu’on se serait attendu à ce que Swissmedic se rende compte qu’elle ne peut pas appliquer le mot « contraception » (médicale) qui désigne une consommation d’un produit médical, comme bon lui semble à l’expression de « contraception écologique » qui, elle, révèle une activité de bienveillance d’une femme en bonne santé à l’égard de son corps. Swissmedic se trompe donc de cible en appliquant la notion médicale de « contraception » dans le domaine symptothermique.
Le logiciel sympto a pour but de sauver le savoir symptothermique qui fait partie du patrimoine de l’humanité, et de le transmettre aux générations futures qui ne sont plus disposées à apprendre la symptothermie avec un crayon et sur une feuille de papier. Ce savoir ne « pose » pas un « diagnostic médical relatif à la fertilité féminine ». Il s’agit en premier lieu de mettre ce savoir universel, sans suivi, à disposition gratuitement à toutes les femmes de cette terre qui, en raison de leur désinformation, ne peuvent toujours pas choisir leur contraception en connaissance de cause : c’est que le consentement éclairé de la patiente est bafoué sur toute la ligne par le corps médical lorsqu’il s’agit de contraception naturelle : la patiente peut « choisir » dans la panoplie des produits pharmaceutiques, invasifs, sans qu’on lui présente ou mentionne la symptothermie. Tout au plus, on lui parle de « méthodes naturelles peu fiables et compliquées », ce qui est un scandale en soi, la honte de la médecine moderne pourtant si efficace dans bien d’autres domaines. Ce discours médical vague et manipulatoire à l’endroit de notre Fondation est à proscrire absolument.
Il est effarant de constater que la ODim n’a cure de clarifier, voire de mentionner le consentement éclairé de la patiente. Il est incompréhensible que Swissmedic reste muet face au consentement éclairé alors qu’il s’agit de la base légale lors de la prescription de tout médicament et de toute thérapie médicale.
Le champignonneur qui sélectionne les champignons comestibles, connaît une multitude d’attributs pour distinguer les comestibles des non comestibles, reconnaître le champignon en tant que champignon ne suffit pas. De même, il ne suffit pas de décréter que sympto est une « contraception » parce que nous utilisons se mot, sans même avoir pris la peine de regarder de près de quoi il s’agit. Nulle part, dans ces lois, il est question de régulation naturelle des naissances. Il s’agit donc d’une interprétation abusive de la loi, j’y insiste.
Par rapport au mot « contraception », la Fondation a ajouté dans tous ses documents l’adjectif « culturel » ou « écologique » remplaçant ainsi quasiment partout le terme Thomiste de « naturel », sous-jacent. Une régulation des naissances écologique n’utilise aucun moyen de barrière, aucune hormone, aucun produit qui puisse interférer avec le cycle biologique de la femme. Aucun produit médical. Si la femme combine sa symptothermie avec le préservatif pendant les jours fertiles, elle passe temporairement dans un autre monde, celui de la contraception des barrières qui se pratique avec un produit médical, cela s’entend. La discussion à ce propos ne se pose même pas mais elle a le mérite de clarifier la pratique de la symptothermie, souvent décriée comme une méthode « d’abstinence ».

Dans la mesure où, d’après le protocole médical allégé du Prof. J. Rötzer, l’observation du cycle féminin nécessite seulement quelques prises de températures – de surcroît pas exactement à la même heure – pendant la phase identifiée comme fertile, un très bon thermomètre est donc de mise pour apprendre la démarche. Il est bien évident qu’un tel instrument est aussi un dispositif médical, tout comme ces appareils qui déterminent le taux hormonal des glaires cervicales : dans ces derniers cas, ce ne sera plus alors une contraception écologique, mais une contraception rendue possible grâce à un dispositif médical plus ou moins polluant. Pour conclure, ce n’est pas le dispositif médical qu’est le thermomètre, faussement appelé « basal » – car la prise se fait « au réveil » de la femme – qui transformerait la symptothermie en un produit médical, la symptothermie reste une méthode à apprendre avec soin.

4. Le statut et la nature de la contraception médicale n’est pas le même que celui de la régulation naturelle des naissances
Il s’agit donc d’une déplorable prise de pouvoir linguistique que Swissmedic exerce en faisant un amalgame fâcheux entre leur notion de contraception tout court, toujours médicalisée, et une contraception écologique, non médicalisée, qui est de l’ordre de la régulation naturelle des naissances. L’objectif, certes, reste le désir d’éviter une grossesse, mais ce désir n’est pas une maladie à diagnostiquer ou à soumettre à une thérapie médicale de longue haleine mais, à la base, un désir normal de toutes les femmes et couples de cette terre en bonne santé. C’est la pilule contraceptive, etc. qui transforme ce désir en une thérapie médicale portant sur des dizaines d’années, altérant drastiquement le cycle féminin et comportant des effets secondaires non négligeables. Cette contraception médicalisée est promue par une industrie pharmaceutique sans scrupules qui n’hésite pas de harponner les jeunes fille à « carburer » à la pilule pendant 10 – 30 ans pour « éviter l’acné » ou quelques « douleurs menstruelles » contre lesquels il existent pourtant des approches alternatives multiples et moins invasives. On comprend désormais que, bon an mal an, Swissmedic joue le jeu de la pharma qui voudrait que tout ce qui pourrait ressembler de loin à une thérapie possible entre de force dans son giron d’influence. Je réfère Swissmedic à la vidéo sur notre site de arte | WDR 2012, document qui fait partie intégrante de notre argumentaire :

http://harri-wettstein.de/2012/05/09/schleppende-aufklaerung-ueber-die-pille-2/

La pilule contraceptive etc. n’est, dans son but actuel, pas un médicament à proprement parler mais une drogue permettant un certain style de vie (« Lifestyledroge ») vendue sous ordonnance médicale, un pur produit de consommation, et non, sauf occasionnellement, un médicament stricto sensu en vue de la guérison d’une pathologie. La fertilité féminine n’est pas une pathologie, c’est la contraception hormonale qui a transformé la fertilité naturelle en maladie. La contraception hormonale etc. n’est en tout cas pas une mesure de conscientisation de la femme par rapport au déroulement naturel de son cycle. Ici, je ne parle pas des mesures de santé publiques justifiées par rapport aux femmes vulnérables, illettrées, etc. qu’il s’agit de protéger moyennant la pilule d’hommes abrutis et/ou mal renseignés. Je parle des jeunes filles de chez nous qui sont conditionnées de toute part à subir cette consommation malsaine sans avoir pu se prononcer en connaissance de cause. L’esprit de perversion de notre époque veut qu’on décrive la prescription de la pilule à des jeunes filles comme une mesure d’éducation sexuelle. C’est tout d’abord une mesure pour les éloigner de leur cycle et de la compréhension qu’elles pourraient en avoir. L’enjeu de la Fondation était donc de taille : créer un dispositif didactique permettant aux filles et aux femmes de se réapproprier leur cycle, d’acquérir une véritable autonomie et liberté en matière sexuelle.

A la différence de tous les dispositifs médicaux, le didacticiel sympto n’est pas un produit de consommation, mais une aide d’apprentissage et de gestion de la fertilité. Pour les jeunes filles n’ayant pas d’activité sexuelle nous proposons notre offre Star4Teens, qui ne nécessite pas des prises de températures. Contre les règles douloureuses et l’acné il y aurait d’abord, contrairement aux us et coutumes médicaux actuels, une bonne littérature à consulter (sur notre site) avant de s’enfoncer tête baissée à l’instar du corps médical à obliger les femmes à adopter une consommation malsaine de contraceptifs hormonaux. Par rapport à Yasmin, nous regrettons que Swissmedic « n’ait pas fait son travail » (Le Matin, 1er sept. 2015, p. 8).

5. La symptothermie est avant tout une phénoménologie de la perception

Cet abus de pouvoir linguistique manifesté dans le Préavis de Swissmedic, cette attitude d’ignorance abyssale « qui tire sur tout ce qui bouge » c.-à-d. tout ce qui porte le mot « contraception », veut finalement soumettre à un traitement médical tout ce qui ressemble de loin à une action médicale. Cette tentative abusive de prise de pouvoir s’explique par l’ignorance éhontée du corps médical (et de Swissmedic) par rapport à la symptothermie, sans l’excuser pour autant, car tous les faits observables par la méthode ont été découverts, investigués et décrits par des médecins des années 60 – 80. L’ironie du sort veut que la juriste de Swissmedic – donc une femme –, bardée de diplômes, est visiblement aussi très mal instruite sur son propre cycle en élaborant son Préavis, ce qui est fort gênant et déplorable (« höchst peinlich »). La méthode est totalement basée sur la physiologie du corps humain, elle devrait donc impérativement faire partie de l’éducation sexuelle et du cursus universitaire médical, ce qui n’est pas le cas, mais, en même temps, elle implique fortement la phénoménologie de la perception.

Mis à part les effets psychosomatiques positifs provenant d’une bonne et bienveillante observation, la symptothermie n’a aucune emprise sur la physiologie féminine ; au contraire, elle développe une phénoménologie de l’observation, une véritable phénoménologie de la perception par rapport aux processus physiologiques perceptibles, reconnaissables comme « symptômes » de la fertilité biologique et non pas comme des symptôme-indicateurs d’une maladie, d’une pathologie à traiter. Cette distinction est de taille, elle est essentielle. Cette phénoménologie de l’observation du cycle féminin est actuellement totalement ignorée par le corps médical, pire, dénigrée comme étant « peu fiable » et « compliquée à gérer ». Retenons que tout ce discours ô combien fastidieux, erroné et lassant accusant la méthode d’être « compliquée » et « demandant beaucoup de discipline » révèle au moins sans équivoque qu’il s’agit d’abord d’un apprentissage personnel et ne jamais d’une simple consommation d’un produit médical !

Est-ce que le fait d’interpréter les observations par un algorithme, observations toujours très subjectives de l’utilisatrice, transforme la méthode phénoménologique de santé et de prévention santé en un « diagnostic médical » ou une « thérapie médicale » et, par conséquent, en un dispositif médical, donc en une toute nouvelle méthode de contraception? Ou, bien au contraire, s’agit-il simplement d’une amélioration de la méthode phénoménologique, la rendant plus conviviale, plus abordable, plus rassurante? La réponse est évidente : il s’agit clairement d’une amélioration de la symptothermie traditionnelle. Néanmoins, nous approfondirons ultérieurement les qualificatifs « diagnostic » et « thérapeutique » pour étayer et clarifier cette thèse.

6. La compliance de la patiente

Il y a un autre point essentiel dans ce débat qu’il importe absolument de tirer au clair : les définitions que Swissmedic met en exergue passent à côté de l’implication active du patient dans sa démarche lors de la consommation d’un médicament ou lors de l’utilisation d’un dispositif médical. Au sens large, un produit médical a besoin d’une surveillance médicale pour assurer la qualité pendant son utilisation. Il est soit prescrit par un médecin soit il se trouve en vente libre comme le test de grossesse.

Par essence, tout produit médical est facile d’emploi, décrit dans son mode d’emploi, ne nécessitant pas un apprentissage particulier, long et faisant appel à la responsabilité personnelle de l’utilisatrice. Tel est pourtant le cas de la symptothermie. Pour jauger cet aspect d’obéissance du patient par rapport aux actes thérapeutiques, par rapport à l’acceptation du patient de prendre les médicaments régulièrement, on utilise couramment le terme anglais « Compliance » du patient – non pas la compliance liée à la sécurité des produits mais celle liée à l’obéissance du patient à se soumettre à ce qui lui a été prescrit médicalement, à respecter son ordonnance, à « obéir » au médecin.

Pour tout produit médical, il y a lieu de distinguer plusieurs types de compliances de la patiente par rapport à la contraception/conception:

1) La participation de la patiente est minime. Lorsque la femme se fait placer un stérilet, il suffit qu’elle prenne la décision en connaissance de cause, par consentement éclairé, et qu’elle aille chez le médecin. De manière analogue, l’implant ne nécessite pas un apprentissage mais seulement un consentement éclairé, basée sur le choix à partir de la palette des alternatives contraceptives proposées. Un test de grossesse serait un autre exemple du type 1.

2) Depoprovera, Nuvaring, etc.: la femme doit se rendre chez le médecin à intervalles réguliers ou alors se placer elle-même le dispositif dans son corps (Nuvaring). Dans ces cas de figure, la compliance dépasse le simple consentement éclairé de la patiente. Elle doit en plus s’astreindre à une régularité, certes, allégée, mais répétée tout de même, un minimum de discipline et de soumission à des règles étant donc de mise.

3) La femme doit prendre sa pilule contraceptive tous les jours (avec ou sans intervalles). Dans ces cas, la compliance devient – contrairement au discours officiel – relativement exigeante si l’on sait que env. 60 % des femmes « oublient » de prendre leur pilule régulièrement et que l’indice de Pearl de l’utilisation typique de ces contraceptifs varie autour de 9 (Trussel, op. cit. voir supra), fait largement occulté par le corps médical et l’industrie pharmaceutique qui, les deux, mettent constamment en avant le « perfect use » trompant ainsi les femmes. La pilule est principalement vendue avec l’argument de sa fiabilité, tant aux fumeuses (qui ne devraient pas la prendre) qu’aux non fumeuses indistinctement, sans que les médecins s’assurent que le message sur la discipline soit bien compris et suivi. Le dogme court que la seule pilule et consorts sont les seuls moyens contraceptifs fiables. C’est un faux dogme mais actuellement inébranlable. Il en est de même avec Clearblue et d’autres dispositifs médicaux qui demandent à la femme de respecter un certain protocole pour déterminer les jours les plus fertiles du cycle moyennant un test urinaire qui détermine le pic LH. En revanche, dans tous ces cas de figure, cette régularité est répétitive et simple, elle ne demande pas un apprentissage subtil de la femme qui, dans ce cas 3, ne doit pas comprendre le détail de cette action, ne doit pas assumer une prise en charge poussée pour suivre le traitement. Ce qu’elle doit faire est considéré comme raisonnable, zumutbar. Elle n’en connaît que le résultat, et c’est bien une des caractéristiques d’un dispositif médical, celle d’être axée sur le résultat sans s’intéresser particulièrement au détail du fonctionnement scientifique ou spécifique du produit, l’intérêt se limite généralement aux effets secondaires et aux risques du traitement.

Au vu de ce qui précède il apparaît que les applications Smartphone sur la fertilité qui demandent à la femme d’entrer un maximum d’observations quotidiennes sans expliquer le fonctionnement du calcul et du cycle (c.-à-d. le cycle est expliqué de manière fausse et trompeuse), sont bel et bien des dispositifs médicaux qui existent à profusion sur les App-Stores depuis 2008 sans que Swissmedic qui pourtant a été alerté de ce phénomène par nous-même en 2014, se soit inquiété de leur sérieux et de leurs agissements. Le pire est qu’elles ne sont pas sérieuses du tout, elles sont carrément malhonnêtes avec leurs « prédictions » fantômes, leur seul but étant de créer une communauté de femmes pour écouler des produits et créer des surfaces publicitaires. Je pense à Ovuview (Tchéquie) – faussement annoncé comme symptothermique, voir notre étude de 2013 – , Glow (USA), ovia (USA), Clue (D), Natural cycle (CH), avawoman.com (CH) (qui est sur le point d’être lancée) et tant d’autres qui opèrent dans le monde entier sans pour autant être inquiétées par qui que ce soit. Je pourrais compléter cette liste, s’il le faut. Lorsqu’une organisation éclairée que Swissmedic est censée représenter, commence à tolérer des dispositifs absconds, malhonnêtes et superstitieux, elle se rend complice d’un obscurantisme à éradiquer qui, autrement, nous relègue à l’époque précédant le siècle de Lumières.

Ce qui est particulièrement pernicieux dans ce type d’applications, c’est qu’elles s’évertuent à faire de (faux) pronostics du genre « votre ovulation est dans 3 jours ». Du coup, on doit les considérer comme un produit médical qui prétend annoncer à l’utilisatrice un état physiologique précis (ovulation ou prochaines règles) et qui, de ce fait, opère une sorte de mini-diagnostic. Nous reviendrons sur cette terminologie de diagnostic. N’empêche que ces dispositifs donnent une indication précise sans que le résultat soit reproductible dans l’esprit de l’utilisatrice, reproductible tout court, ou vérifiable par un simple processus.

Les produits du type 3 se définissent sur deux axes :

a) L’utilisatrice doit s’en remettre corps et âme à un mécanisme qui lui est caché (pour des raisons de secret de fabrication, de marketing ou de complexité genre « magic and science at work »)

b) L’utilisatrice doit se servir de manière mécanique et constante du produit, entrer un maximum d’informations quotidiennes dans le dispositif afin « d’améliorer » les résultats promis, le « pronostic » du jour d’ovulation. Donc si le pronostic s’avère faux, le constructeur dira que la femme n’a pas mis assez d’informations ou que le pronostic n’est pas à 100 % sûr ! Mais on ne sait pas ce que cet optimum, cette fiabilité signifie, à partir de quelle quantité d’information ils sont atteints.

Les produits 1 – 3 remplissent les conditions les qualifiant de dispositif médical par rapport à la contraception ou conception. De surcroît, ils ne sont pas naturels au sens défini ci-dessus car n’existant pas en dehors du logiciel, celui-ci étant une partie essentielle du produit, et non une partie accessoire.

4) Outil didactique comme sympto.org ou mynfp.de

Dans notre contexte, un outil didactique, par essence, n’est pas appliqué d’abord dans un contexte médical mais pour des raisons de fitness et de wellness, de prévention santé, de bien-être général, d’écologie et de respect de soi. Il s’adresse principalement à des femmes en bonne santé ; il n’est d’emblée pas du tout destiné à guérir une maladie ou servant à une thérapie médicale connue. En l’occurrence, le but principal du dispositif didactique sympto est d’aider la femme à observer ses cycles. Point barre. Toutefois, ce dispositif ne peut donner des résultats probants que si les entrées sont correctes, si les observations, toujours subjectives car phénoménologiques, sont faites avec une certaine compétence qu’il s’agit d’acquérir. Cette distinction n’est pas faite, ou à faire de manière substantielle, dans la catégorie 3 et, à forte raison, encore mois dans les catégories 1 et 2.

A titre de comparaison : dans la catégorie 3, les observations défaillantes ou fausses sont censées être compensées « statistiquement », « lissées » par l’accumulation des informations. En revanche, dans la catégorie 4, si la compétence phénoménologique des observations est en défaillance, le didacticiel ne peut interpréter juste. Il n’y a pas moyen de rattraper ces erreurs par je ne sais quelle « statistique » d’une « optimisation d’entrées », style « magic and technology » de Glow, de NaturalCycles ou de avawoman.com. Dans le cas de figure 4, le point final n’est pas l’algorithme qui interprète mais la qualité des données introduites. Du coup, la responsabilité de la bonne et compétente utilisation de ce logiciel incombe entièrement à l’utilisatrice. Il ne peut donc s’agir d’un dispositif médical au sens de 1 à 3 mais d’un dispositif d’un type nouveau que nous avons appelé didactique.

Quant au point a): Le système des règles symptothermiques nécessaires à l’interprétation des données phénoménologiques existe depuis une bonne 40e d’années dans les manuels cités plus haut. Dans notre manuel, ce système a été actualisé et simplifié, il y a donc eu un effort d’innovation, certes, mais le didacticiel qui aide la femme, aussi parfait soit-il, ne fait que confirmer une décision que la femme doit prendre seule et en toute responsabilité, de jour en jour. La femme décide sur la base de l’interprétation que le logiciel propose uniquement si le logiciel peut travailler sur des entrées de qualité. A cela s’ajoute un fait crucial : le didacticiel sympto ne pronostique pas les événements essentiels comme l’ovulation, imprévisibles par nature et impossible à observer sans échographie! Les décisions que les femmes prennent avec les didacticiels du type 4 sont les mêmes que celles sans didacticiel, en s’observant manuellement. Le didacticiel ne lui enlève pas le poids de la responsabilité de ses observations, il ne fait que sanctionner son travail. Le but du didacticiel n’est pas de livrer un « diagnostique » ou d’engager une thérapie, le but c’est de rendre plus accessible et conviviale la méthode, de rapprocher les femmes de leurs corps et de leur ressenti interne, de leur féminité profonde. Le contraire se produit avec un médicament qu’elle consomme ou un outil qui lui prescrit de faire des actions sans qu’elle n’en comprenne le sens profond de ce qu’elle fait. Elle s’en remet au produit dans une attitude passive de consommatrice. Le didacticiel sympto rapproche la femme d’elle-même, le dispositif médical l’aliène et la rend dépendante d’un produit, du médecin, de l’industrie pharmaceutique. Le didacticiel lui facilite la gestion de ses cycles, facilite le processus d’apprentissage qui, sur sympto, dure en moyenne 6 mois et donne une plus value à son cycle et à sa santé.

Point b): le didacticiel de sympto ainsi que celui de mynfp.de ne demandent pas à la femme – sauf pendant la phase d’apprentissage – d’introduire un « maximum d’observations » pour pouvoir interpréter correctement. Aux utilisatrices avancées, elles proposent même de réduire leurs observations pertinentes à leur strict minimum pour que le didacticiel puisse interpréter. Le didacticiel lui permet plus facilement de prendre les bonnes habitudes et de respecter une certaine rigueur nécessaire à la symptothermie. – Le minimum en information est explicité en détail sur sympto dans le menu « comment cela se passe ? » : Le but final de ce processus d’apprentissage n’est donc pas de la rendre dépendante d’une démarche (comme la consommation de la pilule contraceptive) mais de la libérer d’une démarche de consommatrice et de rendre redondant le didacticiel lui-même ! Je cite l’introduction du manuel :

L’autonomie optimale que nous visons n’a finalement plus besoin de la gestion de la fertilité par sympto. En s’observant correctement pendant quelques années, la femme apprend à véritablement sentir l’arrivée et la fin de sa fertilité. Elle fera peut-être d’abord l’économie des prises de températures : sympto dispose d’un programme spécialement conçue pour cette situation , inspiré de la Méthode Billings (Billings Ovulation Method ™); finalement, elle ne remplira même plus de cyclogramme du tout. Cet aboutissement n’est pas possible pour toutes les femmes, ou peut-être ne l’est-il que pendant les phases de vie plus calmes et équilibrées de la femme. Pour ne rien risquer, reste sympto. Si jamais cet outil permettant d’apprendre à mieux se sentir, à s’observer et à gérer ses cycles, se rendait ainsi superflu, tant mieux.

Swissmedic commet une erreur épistémologique grave en réduisant sympto à un dispositif du type 1 -3 et, de surcroît, et en ne distinguant pas entre le niveau physiologique et le niveau phénoménologique:

Au niveau phénoménologique, la femme doit :

a) introduire de bonnes observations,
b) utiliser correctement le langage des icônes,
c) détecter les facteurs ayant une incidence sur son style de vie,
d) savoir si, en regardant vers son passé récent, elle doit ajuster les informations perturbées, soit en les enlevant (et en les mettant entre parenthèses), soit en les modifiant.

Aucun dispositif médical ne peut lui prendre en charge l’aspect phénoménologique qui est viscéral à la symptothermie et qui se résume, entre autres, dans les points a) – d). Les dispositifs qui prétendent se passer de la coopération de la femme sur ces quatre points a – d sont bel est bien des dispositifs médicaux, mais qui, pour des raisons d’épistémologie, ne reproduiront jamais la méthode symptothermique.

7. Le didacticiel sympto ne rentre pas dans une catégorie des produits connus

Cette catégorie reste encore à définir et à situer parmi les autres dispositifs décrits par les lois. Qu’en est-il du mot « contraception » ? Il va de soi que la contraception médicale n’a pas le droit d’être mise en exergue sous forme de publicité. C’est un vœux pieux : dans les vitrines des pharmacies je lis couramment «25 % de rabais sur les pilules contraceptives » et lorsque je participe au congrès suisse de gynécologie, je constate que Bayer tente par tous les moyens de séduire et de soudoyer les gynécologues par toutes sortes de cadeaux. Quand la France a retiré une certaine pilule contraceptive, Yasmin, Swissmedic a persisté à laisser ce produit sur le marché tout en jugeant inutile de proposer des alternatives comme la symptothermie. C’est bafouer les impératifs de la santé publique. C’est pourquoi, à titre d’information, une copie de la présente sera envoyée à l’Office fédéral de la Santé publique.

Dans la même veine, Swissmedic n’estime pas nécessaire que les femmes puissent choisir leur contraception en connaissance de cause, par la connaissance de l’alternative symptothermique. Cette alternative, parce qu’elle n’est pas monnayable comme un produit médical, passe à la trappe dans la consultation du cabinet médical. Plutôt que de nous accuser de publicité avec le mot contraception écologique, Swissmedic ferait mieux de s’inquiéter des producteurs de pilule qui vantent le côté « naturel » de leur produit (voir H. Joyeux, La pilule contraceptive, éd. Rochers 2013, p. 115 et suiv.) ; de s’inquiéter aussi que le consentement éclairé de la patiente soit respecté par tous les gynécologues et médecins et de contribuer à faire sortir les femmes de ce moyen âge d’ignorance par rapport à leur cycle.

Dans la mesure où le didacticiel sympto n’est pas un dispositif médical, il n’y a pas non plus lieu de le classer tout court selon les lois en vigueur ; dans ce cas, les classifications contribuent davantage à embrouiller qu’à éclaircir. Ayant un statut non médical, sympto est hors catégorie à la base.

8. Comment ce didacticiel fonctionne-t-il ?

Dans son Préavis, sous « Qualilfication » Swissmedic dit : « Le logiciel sympto calcule pour chaque femme une fenêtre de fertilité dans son cyclogramme, après que l’utilisatrice ait renseigné des données personnelles sur sa température corporelle et sa glaire cervicale. Il pose donc des diagnostics relatifs à la fertilité d’une femme donnée et est par conséquent un dispositif médical ».

Cette description représente une caricature et témoigne d’une mécompréhension abyssale de ce que sympto fait réellement : une méconnaissance totale de la symptothermie. Nous corrigeons: Le logiciel sympto indique chez l’utilisatrice l’état de fertilité du jour « aujourd’hui », en fonction des icônes – le langage de la glaire cervicale – que l’utilisatrice apprend avant de s’en servir et, en fonction des températures prises, suivant dans cette démarche exactement la voie de la symptothermie manuelle. sympto ne « calcule » pas du tout la fenêtre de fertilité, celle-ci étant connue seulement lorsque la femme la quitte à la bonne troisième température haute, donc après coup. Le didacticiel ne fait rien d’autre que d’appliquer les règles symptothermiques manuelles. A la 3e température haute décisive – encore faut-il savoir ce que signifie une « étoile pleine » et une « étoile creuse » (voir le manuel sur sympto.org) – , l’utilisatrice reçoit le message suivant :

3e étoile pleine! Infertile dès *** heures si AUCUN élixir fertile … ne se manifeste aujourd’hui. En phase d’apprentissage (ou à la 5e étoile creuse) contactez votre conseillère pour valider vos observations!

On voit donc bien qu’il n’y a aucune projection, aucune affirmation d’un état fertile ou infertile dans cette zone critique et aucun « calcul » permettant un diagnostic, tout dépend du « si aucun élixir ne se manifeste aujourd’hui » ; en revanche, il permet une connaissance approfondie du cycle, cette connaissance n’étant pas un diagnostic mais un savoir qui appartient à toutes les femmes du monde. Les *** sont remplacés par une heure précise : c’est l’heure de la prise matinale plus 12 heures (selon Rötzer) pour libérer la fenêtre de fertilité si tout va bien, donc si la femme n’observe plus de glaire cervicale fertile. Une fois de plus, aucune indication péremptoire n’est proposée mais une indication didactique est présentée. Pendant les 6 premiers mois qui correspondent à la phase d’apprentissage, l’utilisatrice doit s’assurer auprès de sa conseillère que ses observations soient correctes. Notre « garantie contraceptive » est entièrement basée sur la compétence de l’apprenante. Tout ce processus n’a donc rien à voir avec un diagnostic médical proprement dit ou avec une garantie du fait du produit, mais avec un apprentissage à proprement parler.

A l’encontre de l’ODim, RS 812.213, Art. 1, 4, on peut affirmer que sympto n’est pas « nécessaire » du tout « à « réglementer la conception » (traduction pour le moins scabreuse de Empfängnisregelung) ou à poser des diagnostic liées à la conception ».

Toute la régulation naturelle des naissances peut se faire à la main moyennant notre manuel, donc par la bonne vieille méthode. sympto ne représente pas plus qu’une calculette mathématique qui, elle, ne diagnostique rien du tout toute seule et qui ne « réglemente » en rien la conception. Il ne fait que refléter l’aspect qualitatif des informations que la femme a bien voulu introduire. On peut illustrer ce point récurrent en prenant l’exemple du test de grossesse : celui-ci détermine le taux du HCG dans les urines, hormone qui permet de conclure que le cytoplasme s’est implanté dans l’utérus et de conclure à une implantation de l’embryon. Qu’il s’agisse ici d’un dispositif médical, personne ne saura nous contredire : ce savoir provient d’un mécanisme assez sophistiqué industriel. Ce qui importe : le test de grossesse est toujours utilisé dans un contexte médical, soit pour avorter soir pour prendre un RDV et confirmer la grossesse. sympto, lui, peut indiquer la grossesse après un certain nombre de jours passé dans la phase jaune postovulatoire, tenant compte d’une marge de manœuvre large. Ce nombre de jours est parfaitement connu par la science médicale, diffusé aussi aux sages-femmes et infirmières ; il est explicité dans le manuel. La femme s’en rend compte elle-même lorsque ses règles ne reviennent pas. Dans le test de grossesse, la femme connaît le résultat tout de suite moyennant l’achat d’un test; sur sympto, elle doit patiemment attendre quelques jours de plus et constater que ses règles ne reviennent plus. Ce savoir physiologique gratuit appartient à l’humanité et sympto ne fait que le rendre plus accessible, ce savoir n’est donc pas eo ipso un « diagnostic médical ». Nous approfondissons ce point au chapitre suivant.

9. Est-ce que sympto établit un diagnostic médical lors du désir d’enfant?

Qu’en est-il au juste de la notion du diagnostic médical? Wikipedia dit ceci :

En médecine, le diagnostic (étymologie et généralités sur ce mot, voir la page diagnostic ) est la démarche par laquelle le médecin, généraliste ou spécialiste, la sage-femme ou le chirurgien dentiste, ou encore le psychologue au Canada va déterminer l’affection dont souffre le patient, et qui va permettre de proposer un traitement. Il repose sur la recherche des causes (étiologie) et des effets (symptômes) de l’affection ; on parle aussi de « tableau clinique ».

Admettons que dans la phase très fertile la femme en désir d’enfant ait des rapports sexuels : elle voit et elle sent qu’elle est dans la phase très fertile puisqu’ayant entré une icône appropriée et explicite et ayant des sensations confirmant cette situation. Il y a donc des chances qu’elle tombe enceinte. Ce n’est peut-être plus de l’ordre du généralement connu dans nos sociétés où les femmes ont été aliénées de leur corps par une contraception invasive, irrespectueuses de leur corps ; c’est pourtant un savoir clairement attesté et établi dans des sociétés dite « primitives » (cf. E. Raith-Paula, Que se passe-t-il dans mon corps, Ed. Favre, Lausanne). Où est le diagnostic qui détermine l’affectation et qui va permettre de poser un traitement? Il n’y a ni affection ni traitement. C’est du « naturel ».

Chose curieuse, dans la même situation de désir d’enfant, le médecin demandera par exemple à sa patiente la fréquence des rapports sexuels. S’il y en avait suffisamment en quantité et dans la durée sans que la femme soit enceinte, il conclura à un problème de fertilité du couple. Une fois que la cause masculine a été écartée, – par ex. la quantité, la mobilité et la qualité des spermatozoïdes ont été analysées et jugées suffisantes – , le médecin commencera par exemple à stimuler les ovaires en prescrivant des hormones de synthèses pendant quelques mois, etc. Là on se situe clairement dans un traitement, dans un contexte thérapeutique, pas dans une auto-observation bienveillante.

En réalité, le médecin pourrait tout à fait demander à sa patiente d’observer son cycle et de travailler ensuite avec les cyclogrammes de la femme en désir d’enfant, d’utiliser les cyclogrammes comme un outil ou un support de diagnostic. Il pourrait, mais cela ne se fait pas, ou plus, depuis des décennies. Actuellement, expérience faite, dans les centres de procréation assistée, les médecins se moquent de l’observation du cycle. Le suivi et l’apprentissage symptothermique dispensés par un médecin ou une infirmière qualifiée ne sont pas compris dans le TARMED. La symptothermie ne figure pas dans les options universitaire ou thérapeutique de la médecine contemporaine, elle n’existe pas dans l’arsenal actuel des outils de diagnostics. Comment Swissmedic veut-elle considérer le didacticiel sympto comme un outil médical de diagnostic alors que les médecins, soit honteusement ignorent cette approche, soit la méprisent profondément et la ridiculisent, jugée vétuste, inutile et pas lucrative ? En conclusion : le jour où la médecine officielle nous fera une place dans son arsenal de diagnostic et de suivi par une estimation TARMED (1), où la symptothermie figurera dans les cursus universitaire (2), où il existera des formations continues du corps médical portant sur la symptothermie, (3) où le corps médical se sera officiellement exprimé sur les applications symptothermiques (4) et où la symptothermie aura trouvé une définition dans les lois médicaux (5), la position de notre Fondation pourra évoluer. En clair : pas avant d’avoir implémenté ces cinq points indispensables. Actuellement ni le corps médical ni aucune agence de certification au monde ont la compétence de nous juger ! Comment Swissmedic peut-il alors exiger un audit sur sympto ?

De notre côté, nous faisons tous les efforts imaginables pour attirer le corps médical sur ce savoir – de plus médical – mais oublié et dénigré et pour les intéresser aux innovations des outils didactiques en leur expliquant que la symptothermie manuelle des années 2000 n’est pas la même que la symptothermie sur sympto des années 2010. Dans tous les domaines de la société on accepte la possibilité de progrès, sauf dans le nôtre, le progrès consistant à rendre le processus d’apprentissage plus convivial, le manque de convivialité étant en effet souvent mis en exergue par la critique. Mais le corps médical nous fait la sourde oreille : pour lui, il y a des progrès dans tous les domaines médicaux, partout, mais pas dans le nôtre, dans l’irrespect le plus total de leur patientes et de nos efforts. Le jour où le corps médical se réveille, l’outil didactique sympto aurait peut-être une chance de devenir un exemple de la classe I ou IIb des dispositifs médicaux, mais dans ce cas seulement, et utilisé à bon escient par les médecins qui voudront bien accompagner les femmes dans leur processus d’apprentissage, seuls ou en collaboration avec la Fondation, avant de leur imposer des thérapies médicales souvent inutiles et invasives.

Une précision, décisive, s’impose dans ce cas d’espèce : si le travail de la Fondation SymptoTherm était un jour officiellement reconnu par le corps médical, c’est nous, la Fondation, qui serons en mesure de définir le standard de la symptothermie et non pas le corps médical qui n’a rien entrepris dans ce domaine ces 20 dernières années : les médecins devront apprendre chez nous, c’est-à-dire avec notre site et en nous consultant. Nous proposons des cours de perfectionnement auprès des gynécologues actuellement. Mais on nous rit au nez. Donc c’est eux qui, d’un point de vue de la qualité, devront se faire accréditer par nous s’ils veulent utiliser la sympto à grande échelle dans leur pratique médicale : ce n’est pas à nous de nous plier à une accréditation faite par des hommes et des femmes ignorants et incompétents et qui, de surcroît, auraient juste la fâcheuse intention de médicaliser encore davantage le déroulement normal du cycle féminin en s’appropriant la sympto. Nous sommes et nous resterons un outil didactique que nous mettons à disposition de toutes les femmes au monde et eux, les médecins, ils feraient ce qu’ils voudront en utilisant sympto comme dispositif médical, seuls ou d’entente avec nous. Ce n’est pas à nous de définir ici les domaines médicaux dans lesquels sympto pourrait ou pourra être utile.

Cette conclusion vaut aussi pour toutes ces applications analogues à sympto comme mynfp.de, CycleProGo.com (USA) qui ne sont pas, pour l’instant, inquiétées par Swissmedic pour des raisons d’iniquité à l’égard de notre Fondation. Car la loi dit expressément que toutes les applications téléchargeables sur le territoire suisse sont soumises à Swissmedic, pas seulement celles fabriquées en Suisse. En conclusion, quant aux applications qui s’évertuent de « predict » l’ovulation, il s’agit clairement d’un diagnostic médical rudimentaire, aussi faux soit-il ! Ces applications sont à bannir le plus rapidement possible.

10. Est-ce que le didacticiel sympto est-il un outil à des fins thérapeutiques ?

Avec l’avènement de la contraception moderne, la fertilité est devenue une « maladie » à combattre et à soumettre à une « thérapie » à cause des effets secondaires, aussi à cause de l’hygiène (préservatif) de ces produits. Jamais dans l’histoire de l’humanité, autant de femmes en bonne santé ont subi une thérapie aussi drastique, invasive et draconienne contre leur fertilité avec les effets qui commencent à se dessiner à l’horizon : pollution des eaux, pollution du corps féminin, dérèglent du cycle, infertilité croissante, épidémie du cancer du sein, problèmes accrus de couple et finalement les effets secondaires qui ont valu à Yzmin le retrait du marché français, mais pas du marché suisse! Avoir transformée la contraception en thérapie médicale de longue durée, est une perversion exercée sur la santé féminine, une dictature aussi à l’égard du consentement éclairé de la patiente, car il ne s’agit pas de guérir une maladie mais de manipuler à grande échelle et à grand fracas pharmaceutique le fonctionnement normal d’un organisme en bonne santé, cet organisme étant par cette idéologie considéré comme un défaut de la nature.

Nous voulons bien admettre que l’avènement de la pilule était à saluer voici 50 ans pour libérer les femmes des grossesses non désirées. Elle l’est toujours dans certaines sociétés du monde et chez certaines femmes vulnérables chez nous. Mais cette liberté s’est transformée chez nous en esclavage de consommation et en mise à disposition du corps féminin aux pulsions sexuelles masculines, pulsions de moins en moins satisfaites, par ailleurs, au vu du succès grandissant et endémique de la pornographie. Voir mon travail de recherche intitulé « Suce ma bite – pornographie : réalité des ados, désarroi des professionnels » (une publication en allemand est prévue pour 2016 chez Springer, Heidelberg):

http://harri-wettstein.de/pornoforschung/

Dans le cadre de la contraception naturelle, il n’y a ni manipulation du système reproducteur féminin, ni « maladie » à traiter, ni effets secondaires à surveiller, effets qui sont purement et simplement inexistants sur un plan médical. Donc il n’y a pas lieu de se soucier des « risques » par rapport à la symptothermie et de la considérer comme un « produit médical ». Les effets secondaires de la méthode se situeraient dans le dialogue du couple, seraient donc d’ordre psychologique ou alors liés à une démotivation de la femme à apprendre et à gérer la symptothermie comme il se doit. Cette démotivation, cette difficulté n’est pas non plus d’ordre médical. Est-ce que Swissmedic a le monopole du mot « contraception » ? Oui, lorsqu’il s’agit de manipuler le corps humain, d’interférer mécaniquement ou chimiquement dans le cycle féminin, d’administrer des produits de consommation ; non, lorsqu’il s’agit de la contraception véritablement écologique et phénoménologique dans le cadre de la régulation naturelle des naissances.

11. Qu’en est-il de la sécurité contraceptive de la symptothermie ?

Nous en arrivons ici à un autre point crucial du didacticiel sympto. Car notre rappel juridique, envoyé aux femmes, se veut délibérément percutant, voire provocateur:

Notice légale/Disclaimer:

sympto est absolument fiable. Est-ce que vous avez vu la page ‘études cliniques’ sur sympto.org?

http://www.sympto.org/etude2014_fr.html

Mais vos observations sont-elles fiables aussi? Sans la qualité de vos observations, la précision de sympto ne peut pas être garantie. Si vous voulez tester votre qualité et améliorer vos compétences, il vous faut 6 mois de suivi avec une conseillère (ou alors vous entrez 6 anciens cycles manuels ou vos cycles que vous avez enregistrés sur un autre dispositif et nous vous les validons gratuitement). En plus, vous devriez prendre quelques consultations personnelles en direct par Sykpe, téléphone, RDV perso avec votre conseillère attitrée. C’est seulement dans ces conditions que nous pouvons garantir une efficacité maximale de sympto et une contraception écologique optimale.

En effet, il n’existe aucune garantie contraceptive absolue en dehors de la stérilisation définitive. C’est une grande blessure narcissique pour la médecine contraceptive actuelle, celle de ne pas avoir trouvé une contraception à la fois très facile à gérer (1), sans aucuns effets secondaires (2) et parfaitement fiable (3). La vérité est que ce type de contraception n’existe pas, n’existera jamais. On ne saura le répéter suffisamment. La médecine veut à tout prix maîtriser les trois aspects sans pour autant y arriver car les effets secondaires ne disparaîtront pas du jour au lendemain. La symptothermie, elle, reconnaît parfaitement que le terme « très facile » doit être remplacé par « processus d’apprentissage et d’auto-responsabilisation ». Elle se situe clairement en-deçà du projet mégalomane de la médecine moderne de vouloir tout contrôler, selon l’expression créé par le philosophe français Michel Foucault, d’exercer son biopouvoir. En revanche, pour comparer sa fiabilité, la symptothermie a besoin de se mesurer à la fiabilité « contraceptive » médicale classique, donc aux études cliniques qui ont été faites pour étayer la contraception manipulatoire hormonale. Des études prospectives pour mesurer la fiabilité ont été faites aussi dans le domaine de la symptothermie et elles peuvent être téléchargées de notre site sympto.org, études cliniques. Cet excellent résultat de la symptothermie, publié dans Human Reproduction mais honteusement ignoré par le corps médical, n’est pas dû au « produit », la méthode en tant que telle, mais surtout à la compliance de l’utilisatrice que nous avons mis en exergue plus haut, à sa capacité de maîtriser ses observations. Dans notre cas, nous le répétons ici dans un autre contexte : la sécurité contraceptive écologique dépend de la volonté de la femme à apprendre à connaître son corps et d’intégrer le didacticiel sympto dans son vécu. Le soutien de l’homme est aussi un facteur essentiel.

Mais quel est donc le statut du didacticiel qui interprète les données observées ? Il est bien clair qu’il faut tout un savoir pour construire un logiciel qui interprète correctement les bonnes observations selon les normes symptothermiques. Dans ce contexte, nous nous trouvons face à la problématique de la « soupe », SOUP (Wikipedia), selon l’acronyme consacré :

SOUP stands for software of unknown (or uncertain) pedigree (or provenance), and is a term often used in the context of safety-critical and safety-involved systems such as medical software. SOUP is software that has not been developed with a known software development process or methodology, or which has unknown or no safety-related properties.[1]

Nous avons prouvé et montré par ce qui précède que sympto n’est pas un logiciel inconnu ou d’une provenance inconnue, qui n’ait pas de méthodologie ou de processus informatique explicite. En revanche, toutes ces « predicting » applications sur la fertilité sont des SOUP et elles méritent d’être immédiatement bannies par Swissmedic. Nous le répétons avec insistance ici tout en comprenant que Swissmedic est face à un défi difficile lorsqu’il faut contrôler toutes les applications médicales et paramédicales qui se trouvent sur internet. Mais l’impuissance face à ce défi ne doit pas être une raison de s’enquérir sur sympto.org plutôt que sur une autre application. Il est inadmissible de stigmatiser sympto.org, de s’acharner sur nous seulement. Nous refusons d’endosser le rôle du bouc émissaire.

Qu’en est-il du risque contraceptif du didacticiel sympto ?

Pour estimer ce risque, la Fondation a entrepris les deux études comparatives sur les applications symptothermiques en 2013 et 2014.

L’étude de 2013 se résume ainsi :

Cette étude compare les 7 applications symptothermiques qui se trouvent actuellement sur le AppStore et Google Play. Les critères d’évaluation ont été sévèrement triés, ceux qui ont été écartés se trouvent en annexe. Ont été retenus seulement les critères quantifiables tels que l’identification des jours faux négatifs et des jours faux positifs par rapport à une solution idéale (= 0 jour faux négatif, 0 faux positif). L’étude se concentre sur la sortie de la fertilité dans la phase infertile postovulatoire ; elle analyse 4 cycles biphasiques classiques et ensuite 4 cycles biphasiques plus compliqués pour chacune de ces 7 applications. L’entrée dans la fertilité n’a pas pu être examinée de manière systématique, en raison de la complexité et par manque de moyens. En tête du classement se trouve sympto (CH), suivi de Lily (USA) et mynfp (D), les autres applications quoi que présentées de manière très favorable dans le graphique, n’ayant pas encore atteint un niveau suffisant pour être utilisé en contraception.

L’étude de 2014 complète (en anglais) celle de 2013 et se résume ainsi :

Dans cette seconde étude comparative, les meilleures applications symptothermiques ont été examinées de manière approfondie et évaluées selon les 6 critères suivants :
1) Possibilités du tableau d’entrée (de pilotage), 2) possibilités du cyclogramme (la fiche graphique), 3) convivialité pour l’utilisatrice et, le plus important, 4) le résultat des jours faux négatifs et faux positifs des interprétations respectives qui permet d’évaluer clairement la sécurité contraceptive de l’application: seulement les applications qui interprètent selon les critères symptothermiques ont été retenues. Nous avons ajouté deux critères pour compléter le tableau: 5) Gestion générale (sécurité du système, garanties proposées, confidentialité, conditions d’inscription) et 6) politique de prix. En conclusion, deux applications sortent nettement du lot : myNFP.de et sympto.org. Les deux sont connectées à une page web interactive et en liaison avec un service compétent de consultation – externe pour myNFP, externe et interne pour sympto. CycleProGo dispose aussi d’un service externe mais échoue face au critère central 4. La dernière application, LiliPro, ne permet ni un travail web ni l’interaction avec une conseillère. Par ailleurs, en vertu du faible résultat du critère 4, cette application doit être écartée pour une contraception naturelle.

L’étude de 2014 a été acceptée dans une revue médicale info@gynäkologie, 4, 2015, 33- 35.
Cette reconnaissance médicale prouve que nous sommes proactifs en vue de l’établissement d’un dialogue constructif avec le corps médical mais qui, lui, sur un plan professionnel et institutionnel, persiste à ignorer la symptothermie en général et la Fondation ST en particulier.

Une étude analogue à la nôtre a été effectuée en 2015 par le groupe américain FACTS dont les résultats ne sont pas encore connus mais qui ont essentiellement pour objectif de trier le bon grain de l’ivraie dans cette « soupe » (SOUP) de logiciels proposés sur internet et de faire connaître la symptothermie.

Les conclusions que nous avons tirées par rapport à la détermination des jours les plus fertiles, s’appliquent à plus forte raison à la portée contraceptive de sympto : nous avons créé un standard multicritère pour juger la valeur contraceptive d’une application symptothermique, ce standard ne se trouve pour l’instant nulle part ailleurs qu’ici à la Fondation, mais accessible à tout le monde sur notre site : le critère déterminant étant celui du jour faux positif et faux négatif. Est-ce que le didacticiel arrive à diminuer les jours faux positifs et à minimiser un maximum les jours faut négatifs ? Nous invitons les médecins ainsi que Swissmedic à prendre note de ce standard développé dans nos études et de nous faire part de leurs commentaires et conclusions. Aux experts de certifications de se faire une idée juste de la symptothermie – universellement accessible – avant d’élaborer des sentences technico-juridiques qui, à l’égard de sympto, ne reposeront sur aucun fondement scientifique. D’un point de vue médical, la symptothermie devrait être recommandée comme une alternative fiable, ce que les médecins ne font pas dans l’irrespect le plus total du consentement éclairé de la patiente.

Il est évident qu’il serait intéressant de faire une étude prospective sur la fiabilité contraceptive du didacticiel sympto afin de confirmer et d’affiner l’étude allemande de 2007 (voir le site sympto.org). Une telle étude aurait besoin du soutien de la santé publique et d’un sponsor externe généreux. Une étude allant dans ce sens est actuellement entreprise par mynfp.de et le groupe de recherche allemand. Nous rappelons ici que sympto, pour l’heure, n’est pas rentable et que des années de travail de plusieurs bénévoles ont été sacrifiées pour la cause de la femme et pour la propagation de ce savoir universel. D’un point de vue économique et éthique, nous refusons d’engager des experts qui ne le sont pas ou de nous soumettre à leur incompétence même si cela pouvait nous faire un bon marketing. La même conclusion s’impose pour la détermination des jours les plus fertiles : dès que le corps médical aura officiellement reconnu la symptothermie comme alternative naturelle et respectable aux mesures hormonales ou autrement invasives, dès que le corps médical utilisera ce savoir de manière récurrente et intégré dans le TARMED, le didacticiel s’érigera éventuellement en dispositif médical sous les réserves que nous avons présentées plus haut.

12. Formation à la symptothermie

La qualité de la symptothermie se mesure pour une part importante, voire essentielle, en dehors des didacticiels informatiques – aussi pointus soient-ils – à travers la manière de former les conseillères symptothermiques. Ce souci est très présent au sein de chaque école symptothermique au monde, croyez-moi ; le volet formation en revanche est quasiment inexistant chez les constructeurs d’applications qui fonctionnent selon le schéma bling-bling de la consommation d’un produit visant une vente maximale. La transmission du savoir symptothermique n’est point à leur ordre du jour selon leur devise qui considère la femme trop sotte pour apprendre ; donc il s’agit de lui proposer quelque chose de « très simple et répétitif » à effectuer à l’instar de la consommation de la pilule. Nous ne pouvons pas développer ici ce volet « formation » qui est central pour l’avenir de la symptothermie et aussi pour sa reconnaissance sociale. La nouveauté consiste en ce que sympto.org propose un enseignement numérique avec un outil didactique fortement informatisé et personnalisé, les deux approches étant originales dans ce domaine mais utilisées déjà avec succès dans celui de la formation universitaire numérique. Les critères de formation sympto peuvent être obtenus auprès de la Fondation, pour autant que la demande émane d’un organisme spécialisé dans la formation des adultes.

13. Réseau universel de sympto

A l’instar des sociétés AirBnB et Uber, sympto met à disposition des femmes et des couples tout un réseau original de savoir et de compétence universel pour devenir autonome par rapport à la contraception, que ce soit à Abidjan ou à Singapour ou tout bonnement en Europe ou en Amérique. sympto ne saura donc être réduit à un simple didacticiel, celui-ci n’étant qu’un élément parmi d’autres aspects et fonctionnalités de sympto.org. Grâce à un Smartphone, sympto peut être enseigné n’importe où dans la brousse, à l’écart des services sanitaires et médicaux. Il suffit d’un accès internet. Les conseillères sympto peuvent agir n’importe où dans le monde pour atteindre leurs clientes qui, elles aussi, peuvent se trouve n’importe où au globe. Telle n’est pas la situation de la contraception hormonale ou autre contraception médicalisée qui dépend toujours d’un prescripteur local. Une fois de plus, on se trouve bel et bien dans un tout autre paradigme que celui de la dérive médicale qui utilise un traitement thérapeutique afin de résoudre un – soi disant – problème social. Le concept global de sympto.org a donc un certain potentiel d’avenir et le temps travaille pour nous tout comme l’écologie en général.

Seulement, comparée à AirBnB et Ueber, nous ne vendons pas un produit de consommation facile et très convoitée par le biais d’une variante moins chère qui allège le budget des consommateurs. Nous promouvons certes une très bonne nouvelle avec une approche didactique inédite, celle de permettre aux femmes se passer des hormones inutiles et de pouvoir prendre en main leur fertilité et nous arriverions aussi à court-circuite la commercialisation traditionnelle si les femmes s’en rendaient compte. Le Problème est là : cette bonne nouvelle implique une prise de conscience et de la femme et du couple, un changement d’attitude face à la consommation des produits médicaux et, finalement, un processus d’apprentissage, facilitée si possible par un logiciel comme sympto. Nous oeuvrons envers et contre en faveur de la symptothermie mais dans un contexte social toujours très hostile et truffé, comme nous l’avons souligné, de désinformation face à notre public cible. Nous ne mettons pas cette situation déplorable sur le dos d’une théorie quelconque du complot, loin s’en faut : les causes de cette désinformations sont multiples, elles aboutissent à un concours des circonstances les plus diverses. Aussi longtemps que cette désinformation tient les cerveaux en grippe, la symptothermie ne progressera pas quand bien même que cette prise en charge de la fertilité par les couples eût une incidence favorable sur l’évolution des coûts de la santé dont il est abondamment question dans le débat public. Mais jamais, jusqu’à présent, ce chapitre n’a été mis dans la discussion politique. Cela s’explique aussi par le fait que les femmes à carrière et bardées de diplômes, femmes médecins confondues, plutôt que de se battre pour une véritable autonomie de leur corps, se laissent berner par l’idéologie de la pilule et adoptent une attitude de mouton.

Il est évident que le savoir universel de la symptothermie n’engendrera pas une « explosion démographique » comme d’aucuns pourraient le soupçonner ; au contraire, on pourra raisonnablement espérer qu’il entrainera un équilibre de la fertilité d’un pays, sans compter la diminution des coûts résultant de l’élimination des effets négatifs sur la santé de femmes exercés par la politique actuelle.

14. Aspect spirituel de la symptothermie

Le premier système symptothermique complet a été développé par un médecin catholique autrichien, le Prof. J. Rötzer, répondant ainsi à un souci catholique qui est de permettre aux couples des relations sexuelles pendant les phases infertiles à l’abri des risques de grossesses non désirées: l’Eglise catholique a été le seul mouvement spirituel au monde qui s’est sérieusement intéressé au cycle féminin. N’empêche que la symptothermie endosse une dimension spirituelle quelle que soit l’orientation religieuse ou athée : lorsque le couple prend en main sa fertilité pour pratiquer une paternalité (Elternschaft) responsable sans entraver le déroulement naturel du cycle féminin, leur rapport au monde se transforme radicalement ; ce n’est plus la femme qui entrave sa fertilité par la consommation d’un produit anticonceptionnel. L’approche spirituelle compose avec ce qui nous a été donné en cadeau par l’évolution, aussi la relation du couple qui s’envoie enrichie par la symptothermie; l’approche prédatrice de la consommation, destructrice de la planète, au contraire, considère le créé comme un défaut de construction qu’il s’agit de « déconstruire » selon les idéologies gender à la mode. Du coup, l’attitude de respect écologique et d’autodétermination véritable permettra de considérablement diminuer les coûts de la santé à tous les niveaux. Mais je sais que je crie dans le désert ici. Et je continuerai à crier.

15 Avenir de la symptothermie

Nous sommes face à un paradoxe scientifique : la symptothermie ne fait qu’exploiter et prolonger le savoir médical des 30 dernières années – complété par le langage phénoménologique de la méthode – mais ce savoir, pour les nombreuses raisons que nous venons de développer, n’intéresse ni le corps médical ni, pour l’instant, la santé publique. Mais il n’y a aucune raison scientifique ou médicale ou éthique ou relevant de la santé publique pour s’y désintéresser. Aucune. Et ce n’est pas à nous, à la Fondation SymptoTherm, de payer le prix pour ce désintérêt ambiant.

Angus Deaton, prix Nobel en économie politique de 2015, affirme dans son The Great Escape : « The one-child policy in China, imposed by a nondemocratic government inspried by Western concerns about overpopulation, remains in place today and it is one of the most serious crimes perpetrared by modern government against its people. » (Kindle, emplacement 3665) Quels sont ces « concerns », ces intérêts, des occidentaux ? C’est de décider pour les autres couples quelle serait la « bonne manière » de pratiquer la contraception. Chez nous, cette bonne manière est peut-être moins drastique, n’empêche qu’elle oriente les femmes exclusivement vers les contraceptifs médicaux invasifs en leur miroitant le choix exhaustif. On s’étonne alors du taux de fécondité insuffisant actuel des couples en Suisse, en Allemagne et ailleurs en Europe, taux de fertilité qui serait encore bien plus bas s’il on ne tenait pas compte de la fertilité des immigrants qui compensent quelque peu cette hypofertilité. Ce que nous avons revendiqué haut et fort dans cette consultation à plusieurs reprises est la liberté de choix complète à l’opposition de cette ridicule pseudo liberté de choix d’opter entre le contraceptif A , B et C, artificiel, invasif et nocif pour la santé de la femme et le couple, prôné par le corps médical. Nous sommes donc en droit de prolonger l’accusation du prix Nobel et d’affirmer que le fait de ne pas respecter la symptothermie comme une alternative valable et non invasive représente le plus grand crime que le corps médical est en train de perpétrer sur notre population. Il faut que les médecins cessent de monter des sites qui consolident cette désinformation comme celui d’une responsable gynécologique, la Dresse Drahts :

http://www.firstlove.ch/themen/verhuetung

Nos sociétés occidentaux en général et notre médecine en particulier se plaisent à se produire comme des donneurs de leçons auprès des pays pauvres et défavorisés alors qu’il serait grand temps qu’elles balaient devant leur porte !

On pourrait estimer cette conclusion excessive, voire choquante ; pourtant, l’idéologie dogmatique et dépourvue des véritables choix émane de la santé publique et, avant toute chose, des gynécologues de la SGGG, pas de la Fondation SymptoTherm.

Je comprends bien qu’il y ait des thèmes plus palpitants et « importants » qui font la une des médias et des parlements. La question n’est pas là. Notre Fondation a pour mission de traiter d’un thème oublié, ignoré, dénigré, ridiculisé, refoulé, piégé, diabolisé, néanmoins commercialisé et grassement exploité par la médecine traditionnelle, c’est le thème le moins branché dans les débats éthiques actuels, ce thème, à vrai dire, qui n’existe pas: NON ESISTE. Et dans ce contexte, on me lance souvent la sentence stupide “On n’a jamais fait/entendu cela.” Pourquoi ne pas se réveiller alors ? Parce que, en science aussi, la majorité devrait toujours avoir raison ? La vérité est que, dans ce domaine, même majoritaire, elle n’a pas raison.

Conséquences et conclusions

1) Swissmedic se trompe de cible en cataloguant la méthode symptothermique améliorée ou renouvelée par sympto.org comme un « dispositif médical » au sens des lois citées. Il s’agit, entre autres points développés, d’un abus d’un pouvoir linguistique (Definitionsmachtmissbrauch), la loi ne se prononçant jamais sur la « contraception naturelle » qui se situe dans un autre paradigme. A la base, au niveau de la santé publique, sympto est et restera toujours un dispositif didactique et un réseau d’information mis à disposition des femmes.

2) Nous rejetons les conclusions infondées («résumé de l’évaluation») ainsi que les frais de « contrôle » imposés dans la lettre du 30 octobre 2015. Nous refusons de payer pour les autres. Swissmedic sait pertinemment que sur les App et autres Stores similaires il existe une pléthore d’applications sur la fertilité, les unes plus douteuses que les autres (« SOUP ») mais qui, pour l’instant, ne sont point inquiétées par Swissmedic alors qu’elles sont toutes téléchargeables en Suisse et existant depuis des années. De plus, la plupart de ces applications bidon sont clairement des dispositifs médicaux (même si les médecins les ignorent). Il est donc inique et arbitraire de faire une démarche à l’encontre de notre Fondation alors que le statut des applications qui se téléchargent dans le monde entier, reste totalement vague.

3) L’utilisation de la symptothermie en général et de sympto en particulier par le corps médical serait à saluer ; encore faut-il que celui-ci s’exprime officiellement par rapport à cette alternative naturelle et que les services sympto soient clairement établis par le TARMED. Dans ce cas de figure qui, pour l’instant, est de la musique d’avenir, le didacticiel, qui est à disposition de tout le monde, pourra aussi être utilisé par des médecins à des fins spécifiquement médicaux et être perçu par les médecins comme un dispositif médical, si cela leur fait plaisir – perçu mais pas récupéré, l’aspect didacticiel restera toujours primordial car s’agissant de connaître d’abord un processus biologique normal et seulement ensuite d’analyser une pathologie à traiter par une thérapie.

3) Nous vérifierons l’utilisation du mot « contraception » sur nos sites et la corrigerons le cas échéant en « contraception écologique », etc. lorsque le contexte ne le précise pas suffisamment.

4) Nous sollicitons une prise de position de Swissmedic par rapport à notre argumentaire, dans un délai raisonnable, pour fin février 2016.

Epilogue

Un communiqué de presse fait actuellement (décembre 2015) fureur dans le monde entier :

Supported by the University Hospital of Zurich, Ava has built up a database of six billion data points referenced to hormonal measurements. This is the largest such database in the world. While the company will focus on the conceiving market at the beginning, the patented technology can also be used to detect pathologies during pregnancy, and for non-hormonal contraception. Ava is currently building up an office in San Francisco to prepare market entry which is planned mid-2016. Earlybird subscriptions are accepted on http://www.avawomen.com.

Voilà le dernier né de ces dispositifs médicaux sur la fertilité féminine et, contrairement à sympto, grassement subventionnée comme une start-up par Swisscom et la ZKB, « breveté » mais pas qualifié CE, et même pas non encore sur le marché : elle reçoit le soutien scientifique de la professeure Brigitte Leeners de l’Hôpital Universitaire de Zürich, explicitement nommée sur leur site.

Lully, le 14 décembre 2015

Le Secrétaire de la Fondation Symptotherm

Dr. R. Harri Wettstein

Wenn unwissende Ärztinnen über die symptothermale Methode schamlos Lügen verbreiten

Diskussion mit dem BAG zwecks Anerkennung der symptothermalen Methode

Sehr geehrter Herr Wettstein

Besten Dank für Ihre Ausführungen. Was die Beschreibung der äusseren Merkmale der Leistung (abgesehen von den Inhalten) betrifft, würde es sich also um eine Kombination von App und Beratungsangebot (Beratung durch Hebammen über einen längeren Zeitraum über digitale Medien) handeln, das zwischen 150.- (Grundtarif) und 395.- (Grundtarif und Premium-Zusätzen) kostet. Habe ich dies richtig verstanden?

Freundliche Grüsse

F

Von: Harri Wettstein [mailto:info@symptotherm.ch]
Gesendet: Donnerstag, 3. Dezember 2015 12:27
An: G@bag.admin.ch>
Cc: _Re: AW: Formular

Guten Tag Herr G,

Besten Dank für Ihre Gesprächsbereitschaft! Leider muss ich etwas ausholen, bitte um Verständnis:

Die App ist ein didaktisches Hilfsmittel: etliche Frauen, die ganz Mutigen und Gewissenhaften, kommen damit gut alleine zu recht, aber wir gewähren in diesem Fall überhaupt nichts. Wir empfehlen aber eindeutig, dass zum Erlernen eine sympto-Fachberaterin notwendig ist (6 Monate) sowie das Durcharbeiten unseres Manuals. Dann gewähren wir allerdings eine sichere natürliche Verhütung. Das hat aber nichts mit dem Didacticiel sympto zu tun – das wertet bei richtigen Eingabe immer perfekt aus -, sondern mit der Beobachtungskompetenz der Frau. Diese Fachberaterin gibt der Frau direkt auf ihrem Kundenkonto Antwort durch eine interne Message-Box, wo die Beraterin das Zyklusblatt, die Fragen und das Profil der Kundin sieht. Das geht also zu und her wie auf einem Frauenforum, das wir auch haben auf facebook (symptothermie), aber auf der sympto-Message-Box sind die Antworten professionell und vertraulich.

Bitte eröffnen Sie oder noch besser eine Ihrer Kolleginnen ein Konto, um dieses Konzept zu verstehen.

Es geht vordringlich um einen Lernprozess für gesunde Frauen, auch wenn wir eine grosse Anzahl von pillengeschädigten Frauen haben, die nach 10 – 20 Jahre Pille uns fragen, wie lange es wohl noch dauern wird, bis sich ihr Zyklus wieder einspielt. Aber diese Problematik, dieses Phänomen, interessiert die Ärzte überhaupt nicht, das ist ja das Verrückte. Frauen, deren Zyklus « spinnt » werden einfach wieder unter die Pille und Co gesetzt. Die Ärzte foutieren sich über die st-Methode, das ist ja der Skandal. Sie geben zwar manchmal vor, sie würden die Methode kennen : sie wurde ja ursprünglich durch Ärzte geschaffen, ist also keine Alternativ- sondern echte Schulmedizin. Das ist ja das Perverse! Auf deren Homepage sieht man dann aber, dass die symptothermale Methode aus Unwissen oder absichtlich falsch dargestellt wird, um die Frauen von der Achtsamkeit zu ihrem Körper abzubringen und wieder den Hormonen zuzuführen (« Heil Bayer »).

Auf der von Frau Dr. Drahts unterstützten und empfohlenen Homepage

http://www.firstlove.ch/firstlove/wersindwir

– sie ist bei der SGGG die Ansprechperson für die ST-Methode – lesen wir dann im Kapitel Verhütung

http://www.firstlove.ch/themen/verhuetung

über die st-Methode, kursiv, folgenden Schwachsinn:

Genauer kann der Eisprung mit der Temperaturmethode erfasst werden: Die Frau misst jeden Morgen um die gleiche Zeit die Körpertemperatur mit einem Thermometer

Falsch, nicht jeden Tag, nur während den fruchtbaren Tagen, nach einem seit 1960 neu Definierten Protokoll von Rötzer: nicht zur gleichen Zeit: 3 Fehler.

und trägt sie in eine Temperaturkurve ein. In der ersten Zyklushälfte ist die Temperatur niedriger, der Eisprung führt nach 1-2 Tagen zu einem Anstieg der Körpertemperatur um 0,3 bis 0,5° C.

Falsch: der Temperaturanstieg ist nach ganz klaren Regeln definiert und durch Studien überprüft worden: 0.3 °C ist immer noch zu hoch: die Ärzte haben keine Ahnung von den Temperaturanstiegsregeln. Dabei sind die gewiss erheblich einfacher als das, was Ärzte im Studium lernen müssen.

Da aber die Fruchtbarkeit bereits vor dem Eisprung beginnt (da die Spermien ja mehrere Tage überleben können), ist diese Methode, auch wenn sie sehr genau durchgeführt wird, keine sichere Verhütungsmethode.

Falsch: die unfruchtbare Zeit vor dem Eisprung liesse sich auch mit der reinen Temperaturmethode durch die Döring-Rötzer-Regel eingrenzen; richtig ist, weniger genau. Doch keine nfp-Schule auf der Welt lehrt noch die ausschliessliche Temperaturmethode, die ist nur noch in den Köpfen der fahrlässig unwissenden Ärzte noch vorhanden. Kein Arzt soll etwas empfehlen, das es nicht mehr gibt! Aber das geschieht frech. Die Temperaturmethode ist ein Ärzte-Mythos, mit dem die symptothermale Methode wieder schlecht gemacht wird. Das Schlimmste kommt aber noch:

Die Symptothermale Methode ist eine Kombination der Temperaturmethode mit der Beobachtung des Muttermundschleims. Sie ist in geübten Händen recht sicher, setzt aber einen regelmässigen Zyklus (voraus),

Falsch. Diese verheerende Aussage beweist wieder zu genüge, dass sich die Autoren dieses von Frau Dr. Drahts abgesegneten Textes überhaupt nicht auskennen und im alten Paradigma stecken: die symptothermale Methode setzt keineswegs regelmässige Zyklen voraus, eben gerade nicht, deshalb ist sie so interessant. Aber das wollen die Ärzte auf Teufel komm raus nicht wahrnehmen.

(die st-Methode setzt) ein hohes Mass an Selbstdisziplin und eine regelmässige Lebensführung voraus.

Falsch: Das würde ja heissen, eine Frau sei zu dumm, Schwimmen zu lernen, einen Uniabschluss zu machen usw., zu dumm deshalb, die symptothermale Methode zu lernen. Das mit der regelmässigen Lebensführung ist auch wieder so ein Abscheckungstrick; dabei gehört doch eine gewisse Regelmässigkeit zu jeder Gesundheitsvorsorge, siehe santésuisse, müsste also auch von den Ärzten empfohlen werden. Unregelmässige Lebensführung findet man eher bei Studenten, aber nicht bei schulpflichtigen Teenies oder Lehrlingen!

Daher ist sie für Jugendliche nicht geeignet.

Richtig: Wir empfehlen die st-Methode auch nicht bei Jugendlichen als Verhütungsmittel, ganz klar, aber aus einem anderen Grund. Ein Mädchen soll, sofern Sie keinen Sexualpartner hat, zuerst die Möglichkeit bekommen, seinen Zyklus kennenzulernen – diese Möglichkeit bekommt sie nicht in der offiziellen Sexualaufklärung – , und zwar ganz ohne Temperaturmessung, als Frauenempowerment. Wir haben für diese wichtige Frauenkategorie das Angebot Star4Teens bereit. Dort werden unsere Anforderungen ganz klar dargestellt. Zudem haben wir zu diesem Thema auf unserer Homepage ein kleines Spiel gemacht, das sehr populär ist: Love Game.

Es tut mir Leid für diese längere Auseinandersetzung. Der Inhalt dieser für die Jugend gemachten Homepage entspricht aber genau dem, was man auf der ganzen, sogenannt « aufgeklärten » Welt über die « natürlichen Methoden » so lesen kann, auch in den Frauenjournals: überall wird heftig in der « aufgeklärten » Erwachsenenwelt desinformiert!

Wir nfp-Spezialisten sind in einer grossen Minderzahl, ich bin mir dessen bewusst! Die Wahrheit wird aber siegen. Es ist für mich unverständlich, weshalb Gynäkologinnen sich nicht für den Frauenzyklus interessieren und stattdessen in das gleiche Horn wie die Pharma blasen.

Zurück zu sympto.org:

Man kann also diese persönlichen Lernhilfen nicht direkt als Face-to-Face-Interaktion bezeichnen, das ist etwas Neues, wenngleich wir den Frauen immer wieder empfehlen, sie sollten mit Ihrer Beraterin auch einen Skype-Kontakt (usw.) haben. Diese Art von persönlicher Beratung wird von uns nicht unterstützt oder überwacht, sie wird aber auf der Homepage dargestellt und dient den Beraterinnen dazu, auch etwas zu verdienen, denn der online Support auf der Message-Box bringt ihnen für eine 6-monatige Begleitung nur die Hälfte des Preises: 75 CHF! Beim persönlichen Gegenüber geht es darum, dass die lernende Frau einen psychologisch orientierten Frauenkontakt bekommt, um die Angst, die ihr von allen Seiten aus (durch Fehlinformationen) gemacht wird, abzubauen und um den Lernprozess motivierter anzugehen.

Ich habe mir erlaubt, Frau Dr. Drahts in die Kopie zu bringen, zurzeit versuche ich, mit der SGGG ein Gespräch aufzubauen, bisher foutieren sich aber diese Leute über mich und schweigen mich tot.

Mit freundliche Grüssen
Ihr

Dr. Harri Wettstein

Secretary of SymptoTherm Foundation

Sécheron 8 – 1132 Lully VD

Témoignage d’une nouvelle féminité

Bonjour

On continue à lutter jusqu’en 2020 mais on n’aimerait pas creuser le gouffre financier déficitaire, vous ne vous rendez peut-être pas compte des sacrifices financiers engagés.

Miranda Grey, on la connaît bien à travers Valentina et d’autres conseillères: mais dès qu’ont tombe sur une telle femme qui, de toute évidence, devrait nous faire connaître avec le travail qu’elle fait elle-même avec les femmes, se dégonfle parce que son public cible majoritaire ce sont des pilulées: bénédiction de l’utérus et pilule font pour elle visiblement bon ménage, c’est là que je ne comprends plus les femmes.

Corps médical français: c’est pareil en Suisse, en Allemagne, USA, dans tous les pays « civilisés ». Nous commençons à les accuser parce que ne respectant pas le consentement éclairé des femmes, c’est un crime et les femmes pourraient se retourner contre eux mais elles on peur…

« Besoin actuel des femmes », je dirais plutôt endoctrinement actuel des femmes, c’est la mon problème, je ne comprends pas comment les femmes bardées de diplômes, de plus se disant écolo, soient si bouchées en ingurgitant la pilule pendant 20 ans. A un moment donné, il faut sortir les dents (et rester dans la bienveillance, ce n’est pas facile, j’en conviens).

Mais merci de votre témoignage et de relever le défi!

Bonne reprise de la semaine
Harri

Le 11.12.15 20:20, Sissou Garbay a écrit :
>
> Bonsoir Mr Wettstein,
>
> Cause pas encore perdue?!
>
> Cette cause n’est pas perdue du tout ! Peut-être êtes vous avant gardiste, et vous vous sentez décourager car c’est difficile et fatiguant d’être toujours en avance sur son temps.
> Mais je peux vous assurer que de plus en plus de femmes ressentent le besoin de reprendre leur contraception en main, même si le corps médical ne français ne nous y engage pas du tout!
> Pour ma part, me reconnecter à mon cycle, à mon énergie cyclique, retrouver mes forces et mes ressources, ainsi que ma légitimité en tant qu’être cyclique c’est imposé à moi comme un besoin vital, primordial.
> Je ne sais pas si je vais trop loin dans ma pensée en exprimant cela.
> Dans tous les cas je pense que vous avez mis au point un merveilleux outil au service des femme et du couple grace à cette application. Cela rend la contraception naturelle accessible et sûre ! Ce n’est certainement pas le moment de baisser les bras.
>
> C’est vraiment quelque chose qui a du poids quand j’en parle et le montre. Peut-être pas auprès des gynécologues français, mais dans les centres sociaux oui, et auprès de mes amies aussi!
>
> Il y a de plus en plus de femmes qui en ressentent réellement le besoin, j’en suis convaincue.
>
> Connaissez-vous le travail de Miranda Grey (« lune rouge »,  » optimisée Women). Ça n’a rien d’un travail scientifique comme vous le faites. Mais c’est la même chose. Le besoin de se reconnecter et réapprivoiser l’énergie cyclique féminine. Des millions de femmes à travers le monde se connectent entre elles pour les  » bénédictions mondiales de l’utérus » qu’elle organise 5 fois par ans.
>
> Vous ne pouvez pas imaginer à quel point on peut arriver à connaitre et reconnaître ses phases ( phase préovulatoire, ovulatoire, postovulatoire, menstruation) rien qu’en notant quotidiennement son niveau d’énergie physique et mentale, son état émotionnel, sa sexualité ( active, passive, sensuelle, exigeante), ses rêves, son expression extérieure ( creative, confiance en soi, sens de l’organisation, capacité a faire face ou besoin de laisser faire, etc…).
> Les variations hormonales du cycle féminin impactent sur tout cela et c’est tout a fait palpable si on se donne la peine de l’observer.
> N’ayant pas jusqu’à maintenant les outils que vous proposez pour observer mon cycle, c’est de cette manière que je l’ai fait,même si j’avais en tête quelques données scientifiques et celle de ma propre expérience pour compléter mes observations et ainsi pouvoir m’assurer une contraception efficace.
> Cependant, si cette approche a été efficace pour moi et a répondu à mes besoins, elle n’était en rien scientifique, difficilement accessible pour mon partenaire et un peu trop « personnelle »,  » subjective », « glissante », « impalpable » pour ouvrir un dialogue cohérent et « objectif » sur le sujet…
> Et même si j’ai envie d’encourager les femmes à se  » prendre en main », même si cela m’a permis de faire l’amour en conscience ( partagée), ce n’est pas une méthode contraceptive qui puisse répondre au besoin actuel de la plupart des femmes de contrôler leur fertilité.
>
> Soyez assuré de mes encouragements à persévérer et j’espère que vous me proposerez très bientôt des dates de formation.
>
> Très cordialement,
> C

>
> Le 11 déc. 2015 09:25, « Harri Wettstein » a écrit :
> >
> > Le 11.12.15 00:32, S a écrit :
> >
> >> Bonjour,
> >>
> >> Je souhaite faire la formation pour devenir conseillère symptotherm.
> >> J’ai commencé il y a environ 6 mois, bien qu’avant je pratiquais déjà la contraception naturelle, avec moins de sérieux parce que je n’avais pas tous les outils, mais c’est ainsi que je fais depuis des années, et je n’ai jamais rencontré aucun problème de contraception depuis que j’ai décidée de la prendre en main.
> >> Pour moi symptotherm est un excellant moyen pour se connaître en tant que femme, connaître son cycle, accueillir ses désirs. C’est aussi un très bon support de communication avec son partenaire. J’aimerais vraiment participer à sa diffusion.
> >> J’en ai déjà beaucoup parlé autour de moi, et j’aimerais vraiment pouvoir accompagner des femmes sur ce chemin.
> >>
> >> Je suis dans mon 6ème mois d’accompagnement ( paquerette plus), accompagnée par Sidonie (de Lyons je crois).
> >>
> >> J’aimerais connaitre les dates de formation pour 2016 ?
> >> Savez-vous si la formation peut-être financée par le pôle emploi en France ?
> >>
> >> Dans l’attente de votre réponse,
> >>
> >> Cordialement,
> >> C
> >
> >>
> > Bonjour
> >
> >
> > Votre message me fait chaud au cœur.
> >
> > Vous êtes la bienvenue car la plupart des femmes ont toujours et encore peur de leur corps, les médecins et tout leur entourage les décourageant systématiquement…
> >
> > Les dates pour la formation 2016 ne sont pas encore connues mais il va certainement se faire quelque chose. On vous met donc sur notre liste.
> >
> > Merci de vous engager pour cette cause, pas encore perdue!
> >
> > Bien cordialement
> >
> > —
> > Dr. Harri Wettstein
> > Secretary of SymptoTherm Foundation

Ärzte immer noch im falschen, alten Kalenderparadigma

Sehr geehrte Frau D

Besten Dank für Ihre Nachricht, die ich in der Tat erst jetzt entdecke!

Und besten Dank auf für den Hinweis auf die SGRM, die ich sofort anschreiben werde. Wir haben zwar verschiedentlich versucht, hier in Lausanne mit diesen Fachärzten einen Kontakte aufzubauen, der aber immer gescheitert ist, da diese Leute die symptothermale Methode nicht kennen und deshalb als Gugus abtun und verachten. Im Klartext: es mache laut diesen Ärzten keinen diagnostischen Sinn, der Frau mit verzweifeltem Kinderwunsch zu empfehlen, sie solle ihren Zyklus ein paar Monate beobachten (wenn die Frau nicht zu alt ist und das zeitlich drin liegt), bevor dann hormonell stimuliert wird. Es wird immer gleich mit grossem, teurem Geschütz aufgefahren.

Leider steht auf Ihrer Homepage auch eine sehr irreführende Aussage über die symptothermale Methode: 1. ist sie keine Rhythmusmethode, sondern eine Tag-für-Tag-Methode (wir sind also in einem anderen Paradigma) und 2. kann sie gerade deshalb auch bei unregelmässigen Zyklus angewendet werden.

Wenn Sie auf Ihrer Homepage sagen, dass die ST-Methode nur für Frauen mit « regelmässigen Zyklen » geeignet ist, dann verbreiten Sie leider eine fatal falsche Aussage und, was noch viel schlimmer ist, Sie entmutigen die Frauen, diese Methode zu versuchen. Denn was heisst denn schon « regelmässig »: Die meisten Frauen sind davon überzeugt, dass, wenn Sie nicht einen 28-Tage-Zyklus haben, sie « unregelmässig », also « nicht OK » sind und deshalb schon gar nicht diese Methode versuchen können. Mit solchen Halbwahrheiten werden die Frauen nicht richtig aufgeklärt, und die richtige Aufklärung ist wohl der Grundvoraussetzung dafür, damit die Frau nachher ihr aufgeklärtes Therapie-Einverständnis geben kann. Diese juristische und ethische Grundvoraussetzung wird also von Ihnen und von den Ärzten allgemein mit Füssen getreten.

Würden Sie bitte Ihre Homepage dem neuesten Stand der Symptothermie (sympto.org) anpassen und die offensichtlichen Fehler herausnehmen?

Apropos Teenagers. Da steht in meiner Mail unten:

… es gibt auch heute noch Mädchen, die nicht unter der Pille stehen. Denen bieten wir an, sofern sie keinen Sexualpartner haben, ihren Zyklus kennenzulernen, und zwar auch ohne Temperaturen. Ich würde meinen, das sei ein sehr wichtiges Thema, also Zykluskenntnisse ohne Verhütungsabsichten. In dieser Hinsicht herrscht offenbar ein grosses Wissensdefizit …

Leider steht diese Möglichkeit auch nicht Ihrer damit sehr unvollständigen und tendenziösen Homepage. Teenagers, die einen Partner haben, können sich bei uns eintragen, müssen aber den Erwachsenentarif bezahlen. Bisher haben wir ein einziges Paar. Wir wissen, das ist die Ausnahme, aber exakte Zykluskenntnisse darf man der Jugend nicht verheimlichen.

Ich bitte Sie, meine Anliegen einmal objektiv und mit Kenntnisnahme von sympto.org zu überprüfen und zu bestätigen.

Mit freundlichen Grüssen
Ihr


Dr. Harri Wettstein
Secretary of SymptoTherm Foundation
Sécheron 8 – 1132 Lully VD
Switzerland
phone +41 21 802 44 18 fax +41 21 802 37 35
skype: sympto.ch
sites: http://www.sympto.org, http://www.symptotherm.ch, Symptos.ch &
harri-wettstein.de

Le 26.11.15 10:12, D a écrit :
> Sehr geehrter Herr Wettstein
> Anscheinend hat Sie mein untenstehendes email nicht erreicht? Daher sende ich es Ihnen nochmals zu
>
> mit freundlichen Grüssen
> Dr. med. D
>
> Anfang der weitergeleiteten Nachricht:
>
>> Von: « D
>> Betreff: Aw: symptothermale methode
>> Datum: 20. November 2015 12:44:50 MEZ
>> An: Harri Wettstein
>> Kopie: « Dr.med.T
>>
>> Sehr geehrter Herr Wettstein
>>
>> Ich bin Präsidentin der Gesellschaft für Jugendgynäkologie.
>> Für die Jugendgynäkologie spielt diese Methode wie alle rhythmusmethoden keine Rolle, da der Jugendliche Zyklus dafür nicht geeignet ist.
>> Für weitere Informationen wenden Sie sich bitte an die Gesellschaft für Reproduktionsmedizin und Kontrazeption, SGRM
>> Mit freundlichen Grüssen
>> D
>>
>>
>> Am 18.11.2015 um 20:42 schrieb Harri Wettstein :
>>
>>> Sehr geehrte Frau D
>>>

>>> Herr E hat mich auf Sie verwiesen mit der Bitte um Stellungnahme über den Stellenwert der symptothermalen Methode: hat diese Methode eine etablierten Stellenwert in der Gynäkologie oder ist sie eine unwesentliche Randerscheinung?
>>>
>>> Hier die Ausführungen:
>>>
>>> Von: Harri Wettstein [mailto:info@symptotherm.ch]
>>> Gesendet: Freitag, 6. November 2015 11:16
>>> An: Dr.med.E
>>> Betreff: Re: AW: symptothermale methode
>>>
>>> Lieber Herr E
>>>
>>> Sehr gerne gebe ich Ihnen mehr Auskunft:
>>>
>>> Es gibt verschiedene symptothermale Methoden (NFP) aus den 80er Jahren rund um die Welt; jede Schule hat eine etwas andere Grammatik der Anstiegs- und Höhepunktsregeln usw.
>>>
>>> Was bei uns hinzukommt? Wir haben diese verschiedenen Methoden vereinheitlicht und in ein Regelsystem gegossen, das alle Methode integriert; ich bin der Newton des Frauenzyklus. Das lässt sich in unserem grossen Manual nachvollziehen und überprüfen.
>>>
>>> Dann haben wir die Methode ab 2005 auf Internet gebracht, und ab 2006 auch auf die Telefone (Smartphone kamen dann 2009 hinzu). Eine manuelle Methode didaktisch so umzugestalten, dass die Frau auf dem Internet/Smartphone den Lernprozess machen kann, ist ein Quantensprung. Der Methode wird ja immer (auch von Gynäkologen leider) permanent vorgeworfen, sie sei zu anspruchsvoll, aufwendig und was immer noch, also « vergiss es ». Wenn dieser Lernprozess und die Zyklusverwaltung durch die Elektronik attraktiver werden, wird die Methode auch zugänglicher, leichter, und somit letztlich zuverlässiger (« typical use »).
>>>
>>> Die Deutsche Studie aus dem 2007, die ich in meinem Artikel über die verschiedenen Apps erwähne, wurde noch auf manueller Basis gemacht. Die Frauen arbeiten heute nicht mehr mit Bleistift und Papier und Lehrbuch (+ Beraterin). Das ist vorbei. Ich behaupte, dass der elektronische Zugang die Methode revolutioniert hat und sicherer macht, sofern die Möglichkeiten einer Beratung miteingebaut werden und sofern das Auswertungsprogramm seriös ist. Das ist bei sympto der Fall. Auf dem Smartphone (=auf dem Kundenkonto) kann die Frau Fragen stellen und direkt beantwortet bekommen. Wir haben das Problem, dass auf den App- und anderen Stores Dutzende von liederlichen Fruchtbarkeits-Apps angeboten werden, auf denen die Frauen nichts über Ihren Zyklus lernen: sie müssen dort einfach Daten eingeben und können auch rumchatten. Niemand scheint dieser Trend zu stören, auch die Swissmedic nicht, ausser die symptothermalen Anbieter. Deshalb haben wir diese Studien gemacht.
>>>
>>> Swissmedic: Wir geben den Frauen ein Versprechen ab, das aber ganz auf der Willigkeit, den Lernprozess zu machen, beruht, das Swissmedic hellhörig gemacht hat:
>>>
>>>
>>> Gesetzlicher Zusatz/Disclaimer:
>>>
>>> Die Gebrauchssicherheit von sympto ist absolut. Tatsächlich! Haben Sie die klinischen Studien auf sympto.org schon gesehen? Insbesondere:
>>>
>>> http://www.sympto.org/etude2014_de.html
>>>
>>> Wie steht es aber mit der Qualität Ihrer Beobachtungen, ohne die wir diese sagenhafte Genauigkeit nicht garantieren können? Wenn Sie Ihre Beobachtungsqualität auf den erforderlichen Stand bringen wollen, brauchen Sie 6 Monate mit einer Beraterin auf sympto (oder Sie geben 6 vergangene von Hand aufgezeichnete – oder mit einem andern System gespeicherten – Zyklen ein und lassen diese durch unser Team gratis begutachten). Zusätzlich brauchen Sie unbedingt mindestens ein paar persönliche Beratungen per Skype, Hangout, Telefon oder Direktbesuch. Dann erst können wir Ihnen die volle Zuverlässigkeit von sympto sowie eine optimale ökologische Verhütungssicherheit garantieren.
>>>
>>> Wir gehen also davon aus, dass sympto ein didaktisches Hilfsmittel ist, da die Verantwortung der Eintragungen ganz bei der Benutzerin liegt. Es geht nicht um « Verhütung », sonder immer um natürliche, ökologische Verhütung: sympto ist kein Konsumprodukt wie alle medizinischen Produkte, sondern ein Begleitinstrument eines Lernprozesses, um der Frau eine echte Alternative zur Pille anzubieten. Zwischen uns und dem, was Sie vermutlich kennen, sind Welten. Das Problem ist, dass diese Neuerungen die Ärzteschaft nicht interessieren (wie steht es mit meinen Ausbildungsangebot?); mein Artikel (anbei) sollte dem Abhilfe schaffen (aber ein Artikel allein tut es nicht).
>>>
>>> Ihre Einschätzung – Medizinprodukt oder didaktisches Hilfsmittel – würde mich sehr interessieren. Aber bitte schauen Sie sich vorher das Manual ein bisschen an.
>>>
>>> Jugendliche: es gibt auch heute noch Mädchen, die nicht unter der Pille stehen. Denen bieten wir an, sofern sie keinen Sexualpartner haben, ihren Zyklus kennenzulernen, und zwar auch ohne Temperaturen. Ich würde meinen, das sei ein sehr wichtiges Thema, also Zykluskenntnisse ohne Verhütungsabsichten. In dieser Hinsicht herrscht offenbar ein grosses Wissensdefizit bei Frau Dingeldein.
>>>
>>> Kinderwunsch: in den letzten 15 Jahren habe ich verschiedentlich versucht, mit der Reproduktionsmedizin in Lausanne und Genf zusammenzuarbeiten und die Zyklusbeobachtung als eine erste Massnahme anzubieten, sofern das Paar noch ein paar Monate warten kann. Die Reproduktionsmedizinier finden das ein totaler Gugus, gingen gar nicht darauf ein. Wir haben also dort keinerlei Status und Anerkennung.
>>>
>>> Daraus lässt sich also schliessen, dass die neuere symptothermale Methode (noch) keinen entgeltlichen Stellenwert in der Medizin hat. Können Sie das bestätigen?
>>>
>>> Besten Dank für Ihre für uns sehr relevante Einschätzung und ein schönes WE
>>> Ihr
>>>
>>>
>>>
>>> —
>>>
>>> Dr. Harri Wettstein
>>>
>>> Secretary of SymptoTherm Foundation
>>>
>>> Sécheron 8 – 1132 Lully VD
>>>
>>> Switzerland
>>>
>>> phone +41 21 802 44 18 fax +41 21 802 37 35
>>>
>>> skype: sympto.ch
>>>
>>> sites: http://www.sympto.org, http://www.symptotherm.ch, Symptos.ch &
>>>
>>> harri-wettstein.de
>>>
>>>
>>>
>>>
>>>
>>> Le 05.11.15 22:25, Dr.med.Thomas Eggimann a écrit :
>>>
>>> lieber herr wettstein,
>>>
>>> was kommt denn neben basaltemp und schleimbeurteilung (ich kenne das vor allem von der „anderen“ seite: kinderwunsch) noch dazu bei ihrer version der symptothermalen methode?
>>>
>>> die antowrt von frau dingeldein : bei den jugendlichen kein thema
>>>
>>> in dem sinn ist die symptothermale methode kein wissenfach im engeren sinne, sondern eine von diversen möglichkeiten. was hat denn swissmedic damit zu tun?
>>>
>>> herzlich. e
>>>
>>>
>>> Dr. med. E
>>> FMH Gynäkologie und Geburtshilfe
>>> Schwerpunkt Operative Gynäkologie und Geburtshilfe
>>> Medical Manager FH
>>>
>>> Generalsekretär SGGG Gynécologie Suisse
>>>
>>> Bernrainstrasse 19
>>> 8280 Kreuzlingen
>>> Tel 071 672 92 92
>>> Fax 071 672 92 93
>>> Handy 079 571 16 66
>>>
>>> Von: Harri Wettstein [mailto:info@symptotherm.ch]
>>> Gesendet: Donnerstag, 5. November 2015 09:46
>>> An: E
>>> Cc: ‘sggg’
>>> Betreff: Re: symptothermale methode
>>>
>>> Lieber Herr E
>>>
>>> Besten Dank für diese rasche Meldung, die ich sehr schätze, dar wir unter Zeitdruck stehen.
>>>
>>> Im Klartext heisst das, dass diese symptothermale Methode « offiziell » nirgends registriert ist als Wissensfach?
>>>
>>> Die ST-Methode darf nicht mit der früher einmal verwendeten Temperaturmethode verwechselt werden.
>>>
>>> Ich hoffe, dass ich von Ihrer Kollegin eine klarere Auskunft bekommen werde. Dies ist für uns ausserordentlich wichtig, weil wir zurzeit von der Swissmedic ziemlich bedrängt werden.
>>>
>>> Am liebsten wäre mir, dass die Symptothermale Methode offiziell bei der sggg (noch) nicht existiert, denn das gibt uns mehr Handlungsspielraum bei Swissmedic.
>>>
>>> Die Frage bleibt dann natürlich im Raum, ob sich die sggg für eine Weiterbildung in diesem Bereich interessieren würde.
>>>
>>> Einen schönen Tag
>>> Und freundliche Grüsse vom Genfersee
>>>
>>>
>>>
>>>
>>> —
>>>
>>> Dr. Harri Wettstein
>>>
>>> Secretary of SymptoTherm Foundation
>>>
>>> Sécheron 8 – 1132 Lully VD
>>>
>>> Switzerland
>>>
>>> phone +41 21 802 44 18 fax +41 21 802 37 35
>>>
>>> skype: sympto.ch
>>>
>>> sites: http://www.sympto.org, http://www.symptotherm.ch, Symptos.ch &
>>>
>>> harri-wettstein.de
>>>
>>>
>>>
>>>
>>>
>>>
>>>
>>> Le 04.11.15 20:02, Dr.med.Thomas Eggimann a écrit :
>>>
>>> lieber herr wettstein,
>>>
>>> ich weiss nicht, wie weit die symptothermale methode verbreitet ist. zumindest auf app-basis kannte ich sie noch nicht. ansonsten ist die temperaturmethode heute weniger nachgefragt, als noch vor einigen jahren
>>>
>>> ich habe aber ihre frage an frau dr. i. dingeldein, der noch-präsidentin der gynea weitergeleitet. sie weiss vielleicht mehr über zahlen zum thema.
>>>
>>> herzlich,e
>>>
>>>
>>> Dr. E
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>>>
>>> Generalsekretär SGGG Gynécologie Suisse
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>>> Handy 079 571 16 66
>>>

Que veulent les cathos traditionalistes : tuer la méthode?

Bonsoir, Harri,

J’ai lu votre disussion,
mais si vous permettez je vais vous repondre plus largementdans les prochains jours, car aujourd’hui, je suis déjà très fatiguée. Pour examiner les questions théologiques abstruses je doit avoir un esprit clair. :)

Voilà ce que je dois vous dire maintenant: ne vous découragez pas! Je pense que vos problèmes avec les catholiques proviennent de quelques phrases dans le manuel, que quelqu’un voulait comprendre mal.. Quoi qu’il en soit, je ne vous considère pas comme un «mauvais catholique » pour cette raison. Même si je ne suis pas la bonne personne que de la nourriture pour se rendre à évaluer.S’il vous plaît ne oublier jamais que beaucoup de nos croyantssont prêts à me envoyer en enfer à cause de l’amour de mon mari… :)

Cependant, je suis convaincue, qu ‘«un bon catholique » est celui qui voit aussi ce que dans l’Eglise ne fonctionne pas comme ce devrait. Et c’est vrai que dans la planification familiale efficace reste encore beaucoup à améliorer.
Ici en Pologne, la plupart des cours sont soit de la méthode Ogino (sic), ou Billings. Les vielles dames en cliniques
de la paroisse prétendent enseigner, et les jeunes gens prétendent
qu’ils ont l’intention d’utiliser ces méthodes à l’avenir. Même les gynécologues connaissent surtout Méthode Billings (le cas échéant) . Et Vous , Monsieur, osez dire la vérité: bonne contraception naturelle doit être particulièrement efficace et moderne! Ps. Saviez-vous que grâce à sympto et avec l’aide d’Agatha je peux enfin cesser d’avoir peur d’une grossesse non désirée? Je pense que cela plaît au Seigneur, et cela est tout simplement votre travail! Courage! Et bonne nuit! Anna

——- Treść oryginalnej wiadomości ——-
Od: « Harri Wettstein »
Do: « Cienistadolina – Alba »
Kopia dla: « aggata.rola@gmail.com »
Temat: Re: L’Eglise catholique et symptothermie. L’Eglise catholique et sympto :)
Data: czwartek, .09.2015,

Bonjour Anna

C’est bien d’avoir un blog!

Ce que je constate à travers Agata, c’est que les polonaises mangent volontiers la pilule et le « marché » polonais se rétrécit à quelques cathos fondamentalistes qui nous font pleins de reproches. C’est dégoûtant.

Cette discussion que vous mentionnez, je la connais ad nauseam, elle est tordue et fausse. Voici une discussion en cours avec une française et ma réponse. Vos catholiques qui veulent discuter avec nous, n’ont qu’à ouvrir un compte et d’essayer au lieu de se gargariser de leurs vérités. C’est étonnant de voir comment les femmes se bloquent elles-mêmes de la connaissance de leur cycle, c’est incompréhensible:

Bonjour Madame Bien sûr, votre message est lu! Vous aviez aussi reçu une assistance gratuite au début de vos observations, très bien faites par ailleurs. Mais je ne comprends pas pourquoi vous ne continuez pas! Je suis aussi catholique pratiquant et fais tout pour que la régulation nat. des naissances pourra aussi être intégrée dans le nouveau discours sur la famille cet automne! Ce n’est pas condamner qui que ce soit mais d’inciter à la réflexion. J’essaie de comprendre votre blessure. Est-ce que vous avez lu une discussions semblable sur notre blog car des discussion comme celle que vous venez de lancer, j’en connais un rayon: http://blog.sympto.org/cest-dans-lair/harri-wettstein-lhomme-qui-voulait-liberer-les-femmes/#sthash.ecsR2SOk.dpbs Qu’en dites-vous? Il y longtemps qu’on cherche le dialogue avec le cler, mais rien y fait: eux ils ne veulent pas mettre un signe pour rapport protégé: comment voulez-vous faire une étude scientifique sans cela? Ce n’est pas sérieux. C’est clairement eux qui plombent la méthode par l’idéologie. Il faut lire jusqu’à la page 92, je viens de les relire, elles sont été bien retravaillées. C’est impossible de présenter la méthode juste comme une technique, c’est bcp plus, vous le savez bien. Ce que j’attends de l’Eglise: faire connaître davantage la symptothermie, aussi en dehors de l’Eglise: les étudiantes de l’Ecole polytechnique, toutes catholiques, avec qui on a fait les études comparatives (qui vont être publiées dans une revue gynécologique suisse – inscrivez-vous sur le blog pour en être informée), n’ont jamais rien entendu de la symptothermie, moi non plus jusqu’à 49 ans (sauf des messages très dissuasifs genre « la meilleure méthode pour avoir une grossesse non désirée »)! Pour vous c’est différent, vous venez probablement de ce qu’on appelle d’un milieux traditionaliste, mais pourquoi ils ne se bougent pas, ces traditionalistes? Ils n’ont pas la vérité infuse! Voyez-vous des dépliants dans les églises, etc. sur la symptothermie? Moi, jamais! 2) l’Eglise devrait aussi se prononcer sur les applications. Vous-même en profitez, gratuitement, notre travail n’est soutenu que par les femmes qui demandent des conseils ou qui achète un produit, personne d’autre ne nous aide, mais le cler n’est pas encore prêt pour lancer une bonne application. Sans outil top, on perd ce combat en faveur de la symptothermie. 3) On pourra parler des approches pastorales, il y en a plusieurs, j’estime, pas une seule. Encore faut-il faire déjà le travail 1 et 2! Le but n’est pas de blesser qui que ce soit mais de faire réfléchir les rares personnes qui ont accès à ce savoir. Le catholicisme est bien la seule religion qui s’intéresse au cycle féminin, ne mettons donc plus cette lumière sous le boisseau. Encore merci de vos remarques, je souhaite que vous fassiez aussi votre travail de réflexion Bien cordialement Harri Wettstein, Dr en psy +41 21 802 44 18 Secrétaire de la Fondation SymptoTherm 1132 Lully (VD) – SUISSE
Question 2015-08-26 17:41:27 Bonjour, je ne sais pas si ce message sera lu car je n’ai plus de suivi avec une conseillère du site (même si je suis suivie par une sage-femme qui pratique la symptothermie moderne), mais je l’espère. En effet, je voulais vous faire part, d’une part, de mes remerciements pour votre site, le manuel, et vos applications, qui m’aident à approfondir ma pratique symptothermique, mais également, je vous avoue que je voulais vous faire part d’une grande déception. Je ne suis pas là pour critiquer à tout va, mais plutôt vous partager mon ressenti, car il pourra peut-être en aider d’autres. En effet, je dois vous dire que j’ai été profondément choquée et blessée en lisant la fin du manuel, pp 90 et 91, la tirade entière consacrée à critiquer l’Eglise Catholique et le Vatican. Je trouve qu’il n’a rien à faire dans un manuel visant à enseigner la technique (au meilleur sens du terme !) symptothermique. Je suis personnellement catholique, pratiquante, et j’ai toujours été encouragée, par tous les prêtres et personnes représentante de l’église à qui j’en ai parlé, à pratiquer les méthodes naturelles et à chercher à les vivre de manière de plus en plus fiable. j’ai commencé par être formée à cela par le clerc, qui, comme en symptothermie, allie l’observation de l’élixir et de la température. puis j’ai découvert la symptothermie qui m’a permis d’affiner certaines observations et interprétations. Je ne me retrouve donc absolument pas dans ce qui est dit dans ce manuel, j’ai vécu exactement l’opposé de, je cite  » empêcher les couples catholiques l’accès au savoir symptothermique, ce qui est toujours le cas en 2014 par le Vatican ». Effectivement la méthode symptothermique en elle-même est peu connue, que ce soit dans le milieu catholique ou non catholique, mais pour ma part ce sont des catholiques qui me l’ont fait connaitre. Surtout, je vous avoue que c’est extrêmement blessant de lire un manuel qui se veut « technique » (encore une fois, au très bon sens du terme !), et qui se permet de juger et de condamner « le vatican » et insidieusement donc, les catholiques. Je pense qu’il s’agit probablement surtout de mauvaises formulations de la part des personnes qui ont rédigé cela, mais encore une fois je vous avoue que cela me déçoit car je pensais trouver plus d’ouverture et de respect. J’espère que vous aurez compris au travers de ces lignes maladroites que je ne chercher pas à démonter votre travail qui est très important, mais surtout à vous redire que, quelques soient nos pratiques et convictions religieuses, il sera toujours plus efficace pour faire connaitre la symptothermie de s’unir ensemble, plutôt que de se critiquer mutuellement. Je vous remercie de votre compréhension, Cordialement, Aleth Proteau

Le 21.08.15 16:27, Harri Wettstein a écrit :
> Le 21.08.15 16:16, Cienistadolina – Alba a écrit :
>>
>> Bojour Harri,
>>
>> Je tiens aussi à écrire quelques mots à propos de ce que vous avez écrit sur le Vatican et si «attitude contraceptive».Vous devriez savoir que je suis encore un catholique, malgré le fait que mon mari est un ancien prêtre.
>>
>> Donc, je écris sur mon blog, non seulement dans le fait à la contraception naturelle, mais aussi l’Eglise catholique, la sexualité, etc.
>>
>> Et je dois vous dire que, même parmi les catholiques polonais question: « Est-ce-que la symptothermie est un péché? » – provoque des discussions.
>>
>> Les catholiques conservateurs disent: «Oui, si elle est aussi efficace que la pilule, c’est un péché! »
>> Et encore: «Vous prévoyez vos enfants, nous obéissons à la volonté de Dieu! »
>>
>> Les commentaires similaires se produisent également sur mon blog. Certains lecteurs écrivent pour moi: «L’Église encourage ces méthodes sur le but! Elles ne sont pas efficaces, donc – elles laissent place à l’action de Dieu!».
>>
>> Je le dis toujours qu’il n’y a « les méthodes à cent pour cent. » Et que si Dieu pouvait donner un enfant pour la Vierge Marie, Il peut donner l’enfant à chaque couple de personnes de plus, malgré toute « la sécurité ».:)
>>
>> Je suis aussi souvent interrogée, pourquoi c’est moi, l’épouse d’un prêtre, qui approuve «les méthodes catholiques »?
>>
>> Eh bien, eh bien – indépendamment du fait que je ne l’avais pas perdu ma foi pour cette raison que je suis tombée amour « mal »… :) Je pense vraiment que dans le cas de la contraception naturelle l’Eglise se ne trompe pas.
>>
>> L’une de nos journalistes catholiques progressistes a écrit sur ce sujet, à juste titre,que nous ne pouvions jamais confondre «volonté de Dieu» avec notre libido!
>>
>> Moi, je suis absolument d’accord avec elle. Dieu nous a donné l’intelligence pour que nous l’utilisions.En outre, le Pape Paul VI a écrit: « Les époux peuvent ne souhaiter pas concevoir un enfant à un certain moment, et ils peuvent vouloir l’assurance que l’enfant ne sera pas conçu. »La symptothermie donne cette confiance, n’est pas?:)
>>
>> Et encore: « la science devrait développer une méthode suffisante fiable,sur la base des rythmes naturels de la fertilité des femmes « . Et rappelez-vous les paroles du pape François, qui a dit: «Les catholiques ne doivent pas se multiplier comme des lapins! » :)
>>
>> Bien sûr, cela mène des traditionalistes à la colère mais je suis sûre, que la «Grande révolution sexuelle catholique» déjà va venir!:)
>>
>> Cordialement,
>>
>> Anna.
>>
>>
>>
>>
>
>
> —
> Dr. Harri Wettstein
> Secretary of SymptoTherm Foundation
> Sécheron 8 – 1132 Lully VD
> Switzerland
> phone +41 21 802 44 18 fax +41 21 802 37 35
> skype: sympto.ch
> sites: http://www.sympto.org, http://www.symptotherm.ch, Symptos.ch &
> harri-wettstein.de


Dr. Harri Wettstein
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sites: http://www.sympto.org, http://www.symptotherm.ch, Symptos.ch &
harri-wettstein.de